L’Europe étonnée a découvert ce qui vient de se passer en Angleterre: ces émeutes anti-immigration et surtout anti-police en plusieurs grandes villes de pays, en réaction à l’assassinat de trois petites filles. Le Premier ministre est aussitôt monté au créneau pour dire que les gens qui avaient participé à ces émeutes et leurs soutiens sur Internet allaient le «regretter».
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

