Le nouveau film de Steven Spielberg, *Pentagon Papers*, rend un hommage un peu «vintage» à l’éthique et au courage de la grande presse au temps des enfumages officiels sur la guerre du Vietnam. Par-delà le «message» adressé au pouvoir actuel (et éternel), il nous rappelle ce qu’était la vie dans un monde où la parole et la communication, tout comme la monnaie, possédaient encore une «couverture or».
Le témoin capital
Benoît Paré a travaillé pendant neuf ans pour l’OSCE, et dans la zone la plus critique du continent. Il y a été témoin d’événements qui ne laissaient pas sa conscience en paix. A son retour, il a publié un livre au titre simple et direct: *Ce que j’ai vu en Ukraine*. Ce qu’il y a vu, il a aussi été le seul, dans notre partie du monde, à l’exposer de manière précise et documentée. Depuis, il a publié la suite de son témoignage et quitté l’Europe.

