Nous le disions la semaine dernière, le système occidental actuel emprunte beaucoup de ses traits aux anciens empires coloniaux — mais retournés cette fois contre ses propres sujets. Il ne faut pas en conclure pour autant qu’il s’agisse «simplement» d’un nouveau colonialisme. Ce régime est sans précédent dans l’histoire.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

