Ainsi M. Macron entend «partager» la dissuasion nucléaire. La dissuasion, pour fonctionner, ne peut en aucun cas être partagée. Mais c’est peut-être le but: désactiver même ce dernier frein à la guerre généralisée. Guerre que l’Europe est sûre de perdre…
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

