Oser penser l’alternative
Au point où nous en sommes, ne serait-il pas temps, pour nous autres Européens, de réfléchir à la manière de sortir radicalement de cette étreinte de notre «grand allié» qui risque de nous coûter la vie?
Au point où nous en sommes, ne serait-il pas temps, pour nous autres Européens, de réfléchir à la manière de sortir radicalement de cette étreinte de notre «grand allié» qui risque de nous coûter la vie?
L’opinion mondiale a été choquée par le kidnapping d’un chef d’État en exercice moyennant une centaine de morts civiles et militaires. Pourtant ce n’est pas une nouveauté. Ce serait plutôt, à vrai dire, l’expression d’une routine.
La dissolution d’un État peut aller très loin. Elle peut même emporter une société tout entière. Surtout lorsqu’on a tout fait au préalable pour que cette société n’existe plus…
Voici que les autorités nous adressent des manuels d’instruction pour les situations d’urgence. Elles n’ont jamais eu de soucis de ce genre: pourquoi le font-elles maintenant? Quel est le but de cette panique diffusée sous le prétexte de vous rassurer?
La politique américaine est brutale et violente. Mais elle l’a toujours été. La nouveauté, avec Trump, c’est qu’elle ne s’en cache pas et même qu’elle s’en vante. L’Europe elle aussi a laissé tomber ses apparences de vertu démocratique. La massue judiciaire est son seul argument face aux opposants.
Il peut être profitable de déchaîner ou de favoriser le chaos. Mais les résultats ne sont pas toujours prévisibles. Comme dit la sagesse populaire, il faut y aller avec une très longue cuiller.
On ne voit bien les choses qu’à distance, en prenant donc un certain recul. Cela s’applique au temps comme à l’espace. C’est en effet le présent qui éclaire le passé, en révèle le sens caché. Les intentions cachées ne se dévoilent qu’avec les années. De même, le résultat obtenu rend visible le but poursuivi. Ou encore, ce qui se faisait jusque là sans qu’on le voie s’étale désormais au grand jour. Et donc on se dit: jusque là, on n’arrivait pas à comprendre, enfin maintenant on comprend. Tout devient limpide.
Ou l’on relève de curieuses correspondances entre les idées et les observations d’un intellectuel de gauche du XIXe siècle et les traits caractéristiques de l’Occident «woke» qui défilent sous nos yeux.
Il est bien connu que les autorités aiment faire diversion. On amuse ainsi les populations, et pendant ce temps on fait ce qu’on a envie de faire sans être dérangé.