Dans cette dernière partie de notre entretien avec John Helmer et Alexander Mercouris, nous entrons de plain-pied dans la chorégraphie secrète de l’histoire et de la politique. La renaissance de la Grèce sous Papandreou, mais aussi son effondrement après les années 2000, nous rappellent que la politique est un art — un art manifestement perdu dans l’Europe contemporaine.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

