Ce qui caractérise la démocratie parlementaire, en principe, c’est le pluralisme. Et le sommet du pluralisme, dans l’Europe du XXIe siècle, c’est un pluralisme à parti unique. L’objectif d’ensemble étant posé, chaque pays le réalise à sa manière.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

