Tandis que la geste macronienne rêve déjà de transformer le parvis de Notre-Dame en paradis marchand, les manants jaunes cherchaient refuge dans l’enclos de «renfermement» de la Salpêtrière, comme on le nommait au XVIIe siècle. Un peu de paix derrière les murs, tel est bien le sens de paradis (doublet de parvis), depuis son ascendant grec παράδεισος, parádeisos, signifiant “mur d’enceinte” (peri-teixos). N’en déplaise aux Castano-sans-frontiéristes, c’est bien à l’abri des murs que se cache l’eden. Article de Arnaud Dotézac paru dans la rubrique «Sur ces mots» de l’Antipresse n° 179 du 05/05/2019. Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Comment nous devenons des objets
La tragédie de Crans-Montana est plus qu’un fait divers, c’est un fait de société. Mais ce fait de société lui-même est le symptôme d’une dérive bien plus large. Elle nous invite tous à réfléchir sur nous-mêmes.

