L’info fonctionne à jet continu, et donc, le plus souvent, entre par une oreille et sort par l’autre. On a ainsi l’impression que le temps s’accélère. En fait le temps reste le même, ce qui change, c’est ce qu’il y a l’intérieur: de plus en plus d’infos, justement. Ensuite viennent les commentaires, et les commentaires sur les commentaires, etc. En fait rien ne se passe. Ce n’est même pas que ce qu’on raconte soit faux (encore, comme on le sait, que cela arrive assez souvent), mais tout simplement que cela n’a aucune importance. C’est comme si cela n’était pas arrivé.
Résister à l’empire déchaîné
La récente réunion de Davos aura connu un moment fort: le discours inattendu et dans tous les sens du mot assez extraordinaire du Premier ministre canadien Mark Carney, discours auquel Slobodan Despot a consacré sa chronique de la semaine dernière, mais sur lequel il n’est pas inutile de revenir.

