On les avait presque oubliés, ceux-là! Quatre Américains sont allés scruter la Lune avant de retomber sains et saufs dans l’océan. Personne ne sait s’il faut célébrer cela comme un grand pas pour l’humanité ou sobrement noter le succès d’un vol de routine relativement peu ambitieux. Et c’est là que réside le malaise.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

