KERTÉSZ, Imre
On peut avoir reçu le prix Nobel, le proverbe n’en reste pas moins vrai: nul n’est prophète en son pays.
On peut avoir reçu le prix Nobel, le proverbe n’en reste pas moins vrai: nul n’est prophète en son pays.
Peut-on être à la fois multimilliardaire, pilier du complexe militaro-industriel américain et se présenter comme un philosophe? Alexander Karp, CEO de Palantir Technologies, l’un des géants du «Big Data» et de l’Intelligence Artificielle, a cette prétention. Mais a-t-il vraiment les qualités pour l’affirmer?
Où le gros autocrate de Budapest fait ses valises sans tapage et sans vindicte cependant que son peuple entame une nouvelle ère remplie de promesses tonitruantes et de réalités piégées.
Et si la quête — en soi illusoire — de la «vérité toute nue» était l’une des causes premières de notre tristesse et de notre démobilisation? Entre la dictature du matérialisme et celle de l’idéalisme religieux, un merveilleux écrivain a tracé une troisième voie: celle de la joie.
Au-delà des opinions, nous avons affaire à des caractères — nous l’oublions trop souvent. Et ces caractères, à leur tour, nous livrent le secret de la véritable division entre les hommes, qui n’est ni politique ni idéologique.
Dans le sillage de ma série sur «la démocratie, le régime qui n’existe pas», le rédacteur en chef m’a signalé l’intérêt que pourrait avoir, pour les lecteurs étrangers de l’Antipresse, une plongée dans les origines et l’esprit des institutions helvétiques. J’ai donc rédigé ce texte comme un préambule. Il s’appuie fortement sur l’histoire, afin d’y retrouver ce qui, jadis, a donné forme et sens à ces institutions — et à l’attachement profond qu’elles ont suscité.
Elle ne fera que se diluer dans le paysage. Jusqu’à l’implosion de ses commanditaires. Ou au bouquet final…
Un homme seul et malade, en Floride, a construit un château de corail, le Coral Castle, pesant plus de 1000 tonnes. A ce jour, personne n’a su expliquer comment. La manière dont cette énigme a été glissée sous le tapis est révélatrice d’un certain mode de pensée «scientifique».
La Suisse avait-elle vraiment besoin du F-35? On peut en douter. En tout cas, il n’y a pas eu de sérieux débat sur la question. D’ailleurs il eût été futile. La vraie question, c’est: la Suisse aurait-elle pu se permettre de ne pas l’acheter aux Américains? (Et aussi, subsidiairement: combien la rançon va-t-elle lui coûter au bout du compte?)