Enfumages
Remonter un peu dans le temps
La dévalorisation du passé, observe Éric Werner, est un trait d’époque. Elle a pour «vertu» de couper les événements de leurs causes et donc d’en interdire la compréhension. Mais dans un univers gouverné par l’idéologie, il n’y a plus rien à comprendre…
Deux guerres qui nous concernent
La guerre en Ukraine est une chose, le conflit israélo-palestinien une autre. Mais ils ont en commun le fait qu’ils ne sont ni ne peuvent nous être indifférents. Directement ou indirectement, nous nous sentons, comme on dit, «concernés». Quand je dis nous, je parle des pays européens (membres ou non de l’UE et de l’OTAN).
La vertu, un antidote au désespoir
On a longtemps cru en Europe au progrès, ce fut notamment le cas aux XVIIIe et XIXe siècles. Mais à l’époque déjà, des auteurs mettaient en garde leurs contemporains: il y a toujours une contrepartie au progrès.
Cette vanité qui nous tuera
Quel que soit le domaine, l’Occident ne semble plus capable de corriger sa course, encore moins de faire machine arrière. En fait, il ne voit même pas le problème. Mais quel est donc ce voile qui lui recouvre les yeux?
Intronisation de la censure
L’internet, à l’origine, est un dispositif militaire américain. Il est logique que le pouvoir cherche à se le réapproprier au moment où il s’efforce d’étouffer toute expression divergente. Il est tout aussi logique que les individus conscients de leur dignité ne le laissent pas faire.
Faire croire à la démocratie: le modèle suisse
La Suisse, cet automne, est en campagne électorale. C’est la promesse de débats sans surprise sur des sujets sans importance. L’important est de célébrer la liturgie démocratique en évitant les fausses notes. Mais que se passerait-il si, dans ces cérémonies bien policées, quelqu’un soulevait une vraie question?
L’État: faible ou fort?
Les dirigeants se croyaient en mesure de tout maîtriser, on voit bien aujourd’hui qu’ils ne maîtrisent rien. Ils ont libéré des puissances qui finiront un jour par les emporter, eux comme le reste.
Météo d’été
Au début de l’été, la radio d’État en Suisse avait émis un bulletin d’alerte pour orages d’une extrême violence. En fin de compte, la prévision se révéla fausse. Il y eut juste un peu de pluie et quelques coups de tonnerre. Certains protestèrent en reprochant à la météo de mal faire son travail.
Du déclin des mœurs à l’État policier
Les dirigeants croient que la police résout tous les problèmes. C’est peut-être une bonne chose qu’ils le croient. Car, peut-être, cela nous débarrassera-t-il un jour des dirigeants.