Enfumages
«Trouer cette foule», trouer le chaos
Se rendre invisible, esquiver un adversaire surpuissant, foncer dans le tas, harceler, contre-attaquer. Tout un art de la résistance qui pourrait redevenir intéressant, et pas du seul point de vue littéraire. Petit cours de guérilla avec Sylvain Tesson et Barbey d’Aurevilly.
Les chemins de la clandestinité
Partir sur les chemins noirs, c’est aussi se soustraire à la surveillance douce, mais omniprésente, de la société technologique. Y verra-t-on un refuge possible?
Les chemins noirs en nous
Les chemins noirs sont ceux qu’on ne voit pas, ils sont donc aussi ceux nous aidant à nous soustraire au regard des autres. Car il est parfois bon de le faire. Ainsi que le dit Épicure: «Cache ta vie!»
Glaces sociales et nouveau monde
De l’avant-guerre civile à la guerre civile proprement dite, il n’y a qu’un pas. Composé de mille petits effondrements successifs. Volontaires ou non?
Airs de flûte et colères bestiales
De la fête galante à l’insurrection et de l’insurrection à la dislocation sociale: la séquence révolutionnaire est foudroyante, comme on l’a vu en 1789. La multiplication des émeutes en est l’un des symptômes.
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Sanctification des voyous, déboulonnement des valeurs qui fondent la collectivité, un pouvoir qui appelle «incivilités» des émeutes meurtrières et confesse ne plus vouloir regarder la réalité en face… Cela s’est déjà vu, cela s’appelle révolution. Ou dissolution. Ou les deux.
Explication de soi
Posant un pas de côté, Eric Werner se retourne sur le chemin parcouru, les expériences et les circonstances qui l’ont conduit à suivre la voie qui a été la sienne, s’interrogeant au passage sur la fidélité, les écarts passionnels et la philosophie comme mode de vie.
Majorités acceptantes, minorités récalcitrantes
Une majorité qui obéit, une minorité qui se rebiffe: dans les moments de crise, c’est toujours ainsi que l’humanité se répartit. Un roman de Jean Raspail en donne une illustration visionnaire.
L’anti-haine, vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Sans même savoir à quel point, nous sommes tous chargés de haine. Nos éducateurs se chargent désormais de nous mettre sur le droit chemin. Partout et sans cesse. A quoi cela nous conduit-il? Probablement pas à l’amour universel…