Il est vrai qu’on a pas encore abattu toutes les croix, ni remplacé les cérémonies du culte par des spectacles antiques de prostitution. On n’a pas non plus tout à fait installé des latrines et des urinoirs publics dans les cathédrales transformées en tripots ou en salles de café-concert. Évidemment, on ne traîne pas assez de prêtres dans les ruisseaux, on ne confie pas assez de jeunes religieuses à la sollicitude maternelle de patronnes de lupanars de barrière. On ne pourrit pas assez tôt l’enfance, on n’assomme pas un assez grand nombre de pauvres, on ne se sert pas encore assez du visage paternel comme d’un crachoir ou d’un décrottoir… Sans doute. Mais toutes ces choses sont sur nous et peuvent déjà être considérées comme venues, puisqu’elles arrivent comme la marée et que rien n’est capable de les endiguer. — Léon Bloy, Le Désespéré (1887). Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons […]
De quoi Trump est-il le nom?
Que faites-vous lorsque toutes vos vérités apprises s’écroulent, que vos «valeurs» s’avèrent imprimées sur du papier ménage et que vous ne savez plus comment penser ni comment réagir face à des crimes de guerre qui se déploient devant vos yeux en direct et en vidéo haute qualité? Plutôt que d’enfouir la tête dans l’oreiller, il est peut-être utile de repérer et dissiper les illusions qui vous — qui NOUS — ont amenés dans cet état de choc.

