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Pourquoi nous continuons d’écrire

Car c’est par l’écriture toujours qu’on pénètre le mieux les gens. La parole éblouit et trompe, parce qu’elle est mimée par le visage, parce qu’on la voit sortir des lèvres, et que les lèvres plaisent et que les yeux séduisent. Mais les mots noirs sur le papier blanc,... lire plus

Comment féminin et masculin se complètent

Enfin, les femmes qui disent «les hommes» et les hommes qui disent «les femmes», généralement pour s’en plaindre dans un groupe comme dans l’autre, m’inspirent un immense ennui, comme tous ceux qui ânonnent toutes les formules conventionnelles. Il y a des vertus... lire plus

L’ère de la panique

Dans les années où nous sommes, quand on s’entretient avec ses amis ou avec des inconnus, en quelque lieu de l’Europe, la conversation ne tarde guère à se porter sur l’ensemble de notre situation et leur détresse se révèle dans toute sa profondeur. On constatera que... lire plus

La conscience, c’est la douleur

Voilà donc le problème de l’homme: pour chaque élévation de la conscience, il y a un prix à payer. Nous ne pouvons être plus sensibles au plaisir sans être plus sensibles à la douleur. En nous souvenant du passé, nous pouvons planifier l’avenir. Mais la capacité à... lire plus

Les pires parmi les hommes

Les flagorneurs, selon moi, sont les pires personnes au monde, les plus nocives et les plus corrompues. Ils soutiennent tous les pouvoirs, ils sont le pouvoir, ils sèment la peur sans pitié, sans aucun égard, froids comme la glace, acérés comme une lame, fidèles comme... lire plus

Misère du rationalisme

Pourtant, s’il doit y avoir une autre solution que la technocratie, il faut que soit mis en question ce rationalisme amoindrissant que dicte la conscience objective. Tel est, je l’ai dit, le projet essentiel de notre contre-culture: proclamer un nouveau ciel et une... lire plus

TRIBUNE • Partir en restant

Avant la mort, nous sommes déjà morts à la vie…

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Désespoir tranquille

La masse des hommes mène une vie de désespoir tranquille. Ce qu’on appelle la résignation est un désespoir confirmé. De la ville désespérée, on passe à la campagne désespérée, et on doit se consoler avec la bravoure des visons et des rats musqués. Un désespoir... lire plus

Shakespeare, ou la destinée humaine à l’état brut

Le malheur pour notre littérature dramatique est l’énorme différence entre intelligence et sagesse. Là où les auteurs dramatiques commencèrent à penser, ils commencèrent à construire. Shakespeare n’a pas besoin de penser. Il n’a pas non plus besoin de construire. Chez... lire plus