«Saul Karoo se prenait pour un nouveau Clausewitz doté d’une compréhension exhaustive de toutes les guerres à venir. Et sa théorie était la suivante. Désormais, toutes le guerres ne seraient plus tournées que vers la destruction de l’intimité. Les guerres, grandes ou petites, civiles ou pas, étaient des attaques collectives contre la vie privée. Il faudrait encore de très nombreuses années avant que l’humanité soit totalement libérée du joug de l’intimité et que le souvenir de son existence même soit effacé.» — Steve Tesich, Karoo (éditions Monsieur Toussaint Louverture) Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Les guerres américaines, rempart contre le courroux divin?
«Si l’Amérique lâche Israël, Dieu anéantira l’Amérique». La phrase n’est pas tirée d’un sermon apocalyptique. Elle a été prononcée en août 2025 par le sénateur Lindsey Graham devant le Parti républicain de Caroline du Sud. On la trouverait extravagante si elle n’exprimait pas une conviction répandue parmi les élus américains et, surtout, parmi les électeurs qui les portent au pouvoir. Pour saisir ce qui se joue au Moyen-Orient, et qui échappe presque entièrement à l’Europe, il faut s’aventurer sur un terrain que les Européens ont déserté depuis longtemps: celui de la théologie.

