Oui, dit-il, il est ainsi le Turc. Tu peux le découper en morceaux, et chaque morceau poursuivra sa propre vie. Sa dernière once de chair bouge et rampe dans la même direction où le Turc vivant et entier se serait rendu. Tandis que l’homme baptisé, lui, est comme du verre: tu l’ébrèches en un endroit et il se fend et se décompose, sans réparation et sans remède.
— Ivo Andrić, «Le Tronc», une des nouvelles du recueil La Soif.