Comme nos lecteurs l’auront deviné, la vie de Vladimir Pozner est un roman que l’on ne résume pas en quelques pages. Des raccourcis sont nécessaires pour esquisser l’essence et la nature de caméléon du personnage, né un premier avril, qui n’a pas fini — à l’âge de 90 ans — de défrayer la chronique.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

