Les USA détiennent trois fois plus de bases militaires que tous les autres pays du monde réunis. Cela les rend-il plus redoutables pour autant? On commence à se le demander.
Leçons de Ténèbres
Semainier de la mort des civilisations.

Les USA détiennent trois fois plus de bases militaires que tous les autres pays du monde réunis. Cela les rend-il plus redoutables pour autant? On commence à se le demander.
Semainier de la mort des civilisations.
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?
S’installer en Russie? Nombreux sont ceux qui en rêvent, y compris dans le cercle des lecteurs d’Antipresse. Mais est-ce la terre promise que l’on croit? L’expérience récente d’un blogueur américain et de sa compagne a de quoi vous faire réfléchir.
On les avait presque oubliés, ceux-là! Quatre Américains sont allés scruter la Lune avant de retomber sains et saufs dans l’océan. Personne ne sait s’il faut célébrer cela comme un grand pas pour l’humanité ou sobrement noter le succès d’un vol de routine relativement peu ambitieux. Et c’est là que réside le malaise.
Avant-propos à «La voie des ancêtres et la voie des dieux» (vers 1943).
Les maladies psychiques ne sont pas seulement une conséquence de la robotisation et de la déshumanisation liée au développement de la société productiviste: elles sont aussi voulues *pour elles-mêmes*.
Vous élisez un gouvernement censé vous représenter. En réalité, vous ne faites que valider une mainmise d’autrui sur vous et votre destin. Et vous êtes priés non seulement de l’accepter, mais encore de le vouloir…
La décence élémentaire, ou «common decency», c’est cette formule d’Orwell qui décrit le seuil minimum de civilisation. C’est Antigone qui désobéit à Créon pour enterrer son frère, c’est la compassion, c’est l’homme ordinaire qui reconnaît à l’autre les mêmes droits qu’à soi-même. Mais où est donc passée la «common decency»? Telle fut ma réaction première, celle que j’ai eue immédiatement après avoir lu les réponses que le professeur Aleksandr Gaponenko a apportées aux questions qu’il a été possible de lui faire parvenir dans sa cellule de prison.
Pourquoi s’opposer quand tout va bien? Or les Occidentaux, depuis trois générations, ont très bien vécu. Ils ont donc désappris cette élémentaire vertu civique: savoir dire non. Avec les nuages qui s’accumulent, ils risquent bien de devoir la réapprendre. Et très vite…
Benoît Paré a travaillé pendant neuf ans pour l’OSCE, et dans la zone la plus critique du continent. Il y a été témoin d’événements qui ne laissaient pas sa conscience en paix. A son retour, il a publié un livre au titre simple et direct: *Ce que j’ai vu en Ukraine*. Ce qu’il y a vu, il a aussi été le seul, dans notre partie du monde, à l’exposer de manière précise et documentée. Depuis, il a publié la suite de son témoignage et quitté l’Europe.
Beaucoup de choses, aujourd’hui, sont à l’agonie. Mais dire qu’elles sont à l’agonie, c’est aussi dire qu’elles se survivent à elles-mêmes, alors même qu’elles pourraient être mortes.
La méthode du pouvoir américain est de plus en plus brutale et de plus en plus évidente. Elle est plus proche de la pensée de Pablo Escobar que de celle des Pères fondateurs. Cela n’exclut pas pour autant des nuances.