Des millions de Russes ont ressenti une joie maligne en découvrant dans les nouvelles du jour une photo banale montrant un visage inquiet penché sur un distributeur de billets. Ils ont vite reconnu le profil d’Anatole Tchoubaïs, surnommé Tolik le Rouquin, qui passe pour l’homme le plus détesté de Russie.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

