Enfumages
Le monde en noir et blanc
La vague d’horreur soulevée — à juste titre — par la mise à mort de George Floyd est fortement «racialisée» et monte les sociétés contre elles-mêmes. Cela nous aide à oublier cette réalité qui recouvre tout le champ de bataille: que la violence policière n’a pas de couleur!
Sur la «nouvelle normalité»
Ce n’est pas durant les périodes ordinaires, mais bien dans les temps extraordinaires qu’on apprend à penser politiquement. Car les intentions et les actes y apparaissent dans toute leur évidence et leur nudité. Aujourd’hui comme hier.
Subir, ne pas subir: l’éventail des possibles
À force d’avoir trop subi, il arrive que les gueux se révoltent. Ces soulèvements sont généralement écrasés sans cérémonie. Mais il existe d’autres formes d’insurrection. L’art de traîner les pieds pourrait redevenir d’actualité, par les temps qui courent…
Pandémie: pourquoi ces choix?
Le Covid-19 a, certes, une composante biologique, mais une autre, au moins aussi importante, sociale et politique. Qui plus est, ces deux composantes sont indémêlables l’une de l’autre.
Des LBD au confinement strict: la France à l’heure de l’Etat total
Il faut, comme Tocqueville, s’écarter un peu de la France pour voir à quel point la réalité de ce pays contredit les principes dont il se réclame. Par-delà les questions de personnes et de partis, n’est-il pas temps de faire table rase de son culte inconsidéré de l’État? À moins de se laisser délibérément tomber dans la tyrannie absolue ou la guerre civile.
lire plusEffondrement, la séquence
La société industrielle vacille au bord du gouffre. Pandémie, crise économique, migrations: inventaire des causes possibles d’un effondrement.
Les invasions barbares comme si vous y étiez
Jamais dans l’histoire les envahisseurs n’ont fait le travail tout seuls. Pour qu’une invasion ait lieu, il faut bien que la population conquise l’ait voulu, ou du moins laissé faire. La fin de l’Empire romain est un bon exemple à méditer.
«Tout est possible»
Entre le chaos et le plus d’État, le dilemme est tranché: l’État règne sans partage. Pour le moment, tout est calme, mais jusqu’où les populations obéiront-elles aux ordres? Et à quoi ces ordres correspondent-ils vraiment?
Le temps des révolutions revient-il?
La démocratie et la montée des classes moyennes nous ont longtemps protégés des tremblements de terre sociaux. Mais qu’en est-il aujourd’hui, alors que la démocratie est une vue de l’esprit et que les inégalités sociales deviennent vertigineuses?