Enfumages
Du bon usage des catastrophes
Il y a une dizaine d’années parut aux éditions La Fabrique un petit livre intitulé: _L’insurrection qui vient_. L’auteur, un anonyme, se dissimulait derrière deux mots inscrits au haut de la page de couverture: *Comité invisible*. L’ouvrage, disait-on, avait inspiré les faux [terroristes de Tarnac](https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Coupat) (ils passent ces jours-ci en correctionnelle). Il y a dix ans, donc, j’avais lu ce livre, mais sans lui prêter une particulière attention. Je devais être distrait.
Qu’est-ce que la *nomenklatura*?
Qu’est-ce qui distingue l’actuelle classe dirigeante occidentale d’une oligarchie classique, par exemple l’ancienne aristocratie foncière, ou encore la grande bourgeoisie industrielle des XIXe et XXe siècle en Europe et aux États-Unis?
Que reste-t-il de l’université?
Tout passe, tout coule, disait Héraclite. Mais il y a une exception: les mots de la langue. Très relative, il est vrai. Avec le temps, les mots eux-mêmes finissent plus ou moins par passer. Ils passent et sont alors remplacés par d’autres. Mais moins vite. Il y a plus de permanence dans les mots de la langue que dans la réalité qu’ils recouvrent.
Les églises et le mariage pour tous
Le mariage pour tous est à l’ordre du jour. Les églises elles-mêmes se disent désormais intéressées. Certaines d’entre elles ont plus ou moins déjà franchi le pas, en instituant des «bénédictions» pour les couples homosexuels.
Le libre-échange et ses impasses
En décembre 2016, le ministère suisse de l’économie a publié un rapport «sur les risques auxquels est exposé l’approvisionnement du pays». Un an plus tard, le bimensuel *La Nation* est revenu sur ce texte pour en présenter une analyse critique [1].
Les «fake news» et l’État total
La volonté affichée du président français de lutter contre les *fake news* invite, une nouvelle fois, à s’interroger sur la situation de la liberté d’expression dans nos pays.
2017: l’État de droit comme réalité
Les années se suivent, et en règle générale se ressemblent. Les ruptures de continuité sont rares. Mais non complètement inexistantes. L’année 2017 en a connu une importante: elle concerne l’État de droit.
Services publics
Que veut *rééllement* l’État au XXIe siècle? Pour qui roule-t-il? Et pourquoi rafle-t-il toujours plus d’impôts pour fournir toujours moins de prestations?
La nouvelle guerre civile
On assiste à l’heure actuelle au déferlement d’une marée féministe, mais en face il y a la marée islamiste. D’une certaine manière, le féminisme et l’islamisme sont les deux grandes idéologies de notre temps. Il en existe d’autres, assurément, mais leur importance est comparativement moindre.