
Slobodan Despot
Fondateur / Directeur / Rédacteur
Son nom n’est pas un pseudonyme! Suisse d’origine serbo-croate, Slobodan Despot a baigné dans le livre toute sa vie. Traducteur, directeur de collections puis directeur adjoint des éditions L’Age d’Homme, il a été le cofondateur en 2006 des éditions Xenia, qu’il dirige actuellement. Il a traduit une trentaine de livres de quatre langues et collaboré à la publication de centaines d’autres.
Dans ses nombreuses vies parallèles, Slobodan Despot a été photographe, directeur de magazines, porte-parole de Franz Weber, conseiller en communication, parolier et surtout romancier (Le Miel et Le Rayon bleu, aux éditions Gallimard).
« Les peuples où les hommes pensent que la littérature n’est qu’un loisir sont des peuples perdus. La littérature est un plaisir, mais non un loisir ni une distraction. La littérature, c’est la sève même de la vie, restituée de manière infalsifiable. La littérature ment en permanence pour dire le vrai, mais un écrivain qui ment à son lecteur n’est pas un bon écrivain et ne restera pas. La sincérité totale est la première vertu d’un auteur. C’est sans doute pourquoi Victor Hugo écrivait nu. »
«Hommes sans littérature, hommes sans échine», Antipresse n° 22, 1.5.2016.
Les articles de Slobodan Despot
Une journée dans la vie d’Atlas
Et donc j’ai érigé ici un lieu pour le silence, au nom de notre saint et bienheureux père Sabbas, offrant le toit à deux ou trois, selon les paroles du Seigneur : « Où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là parmi eux ». Aussi je porte cet ordre à la connaissance de tous : nul n’a autorité sur cette cellule, ni le prote, ni le prieur de notre saint monastère, et nul ne doit déranger celui qui vit en ce lieu. (1)
Sébastien Fanti: NON à un «Patriot Act» à la suisse !
Avocat, spécialiste internationalement reconnu du droit de l’internet et de la protection des données, auteur de Alcatraz numérique (éd. Xenia), Me Sébastien Fanti explique les dangers et les manquements de la Loi sur le renseignement suisse. Entretien vidéo avec Slobodan Despot sur YouTube (28 min.) Article de **** paru dans la rubrique «Désinvité» de l’Antipresse n° 42 du 18.9.2016.
Du renseignement? Pour quoi faire ?
La Loi sur le Renseignement suisse (LRens) a du plomb dans l’aile. Alors qu’elle semblait destinée à passer l’épreuve du peuple haut la main, les récents sondages laissent présager d’un résultat serré le 25 septembre prochain. De quoi cette hésitation est-elle le signe ?
Le rôle de la Suisse dans une Europe instable
##### Texte de la conférence donnée à l’Académie d’été des jeunesses démocrates-chrétiens du canton de Fribourg, Gruyères, le 10 septembre 2016. J’ai pour habitude d’improviser mes conférences à partir de quelques notes prises dans un carnet. Il ne s’agit pas seulement de désinvolture ou de précipitation. C’est surtout qu’à mes yeux, une conférence n’est pas un cours ex cathedra mais un échange vivant de personne à personne (même quand le public est nombreux). L’intérêt d’un tel échange ne réside pas dans les matières qu’on a accumulées et digérées afin de les restituer pour l’occasion, mais dans ce qu’on livre spontanément de sa culture et de sa vision du monde. Un témoin sincère ne prépare pas — ou pas trop — son témoignage. Mais la gravité du sujet qu’on m’a proposé d’aborder, et la qualité particulière de l’audience à qui je m’adresse, m’ont cette fois-ci contraint à choisir et peser mes mots. […]
L’art perdu de la généralisation
Voici quelques jours, j’ai laissé filer sur les réseaux sociaux une maxime atrocement raciste à propos des Français. La voici : «Les Français savent tout. Sauf qu’ils ne savent rien.»
Les fées suisses, ou Alice au Bois dormant
Parmi les étudiants de ma génération, en Suisse, ceux qui s’engageaient dans la filière bancaire devenaient des stars ou des nababs. Il y a de cela un quart de siècle et les temps ont bien changé. La profession de banquier ne fait plus rêver grand monde. Elle pèse plutôt, quelquefois, sur le cœur de ceux qui l’exercent.
Vincent Badré : «Le réel n’est ni de droite ni de gauche »
Vincent Badré est professeur d’histoire et de géographie à Paris. Il s’est déjà signalé par un essai dévastateur qui a suscité bien des polémiques: L’histoire fabriquée (éditions du Rocher), une mise en question documentée de la manière dont l’éducation historique est menée en France. Quatre ans après ce document imposant, il revient avec L’histoire politisée, qui s’intéresse en particulier aux manœuvres récentes liées à la «refondation de l’école» et à la réforme du collège en France. L’un comme l’autre, ses ouvrages donnent des outils rationnels pour démasquer le parti pris implicite des manuels d’histoire. Ils invitent également à une véritable révolution civique dans l’enseignement de cette matière délicate : et si les élèves et leurs parents s’intéressaient pour de bon à la manière dont leur conscience historique est façonnée ? Un entretien essentiel pour comprendre l’esprit du temps. A écouter sur SoundCloud (30 min.). Article de **** paru dans la […]
Nietzsche au secours !
Nietzsche au secours ! « Frédéric Nietzsche fut le penseur du surhomme, il glorifia la force, méprisa la faiblesse et mourut fou. Mais il continua de sévir même à titre posthume en inspirant les haïssables idéologies suprémacistes du XXe siècle européen. » C’est ce que dit de lui la légende noire. Il vaut toujours la peine de passer outre la légende noire. On découvre alors dans cet homme tourmenté un contemporain tellement proche, tellement affûté, qu’il nous apparaît presque fraternel. L’audace et la lucidité de ses aphorismes sont le parfait antidote pour une époque de culs-bénits à l’esprit volontairement émoussé. En 2016, il serait le désinvité parfait. L’imagine-t-on une seule seconde sur le plateau d’un talk-show? La vérité nous libère et l’intelligence nous réjouit. Nous vous invitons donc à un moment d’allègre liberté en compagnie de quelques morceaux de son inclassable Par-delà le Bien et le Mal, dans la traduction de […]
L’humanisme comme illusion
Si l’Europe veut survivre, elle doit réviser de fond en comble son humanisme. L’humanisme tel que nous le connaissons est une promesse impossible lancée vers l’avenir et les peuples qui la poursuivent laisseront leurs dernières forces au bord du chemin.
La politique, à quoi bon?
L’automne et l’hiver 2016/2017 sont remplis d’échéances électorales, en particulier les élections présidentielles américaines et françaises. J’aimerais m’y intéresser, je le devrais par curiosité professionnelle, mais je n’y arrive pas.
Pourquoi la littérature dans l’Antipresse ?
Au cours de cet été, j’ai publié dans l’Antipresse trois des nouvelles du cycle « Nouvel Age ». Elles ont un but exploratoire : essayer de cerner ce phénomène capital de notre temps qu’on appelle *New Age* ou *Ere du Verseau*, dont on nous rebat les oreilles sans jamais le décrire de l’intérieur, et que les écrivains ont jusqu’ici très rarement examiné.
La ronde de nuit (Nouvel Age, III)
Un conte du Nouvel Age.