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Je lis tout ce qui est publié, respectivement diffusé sur cette affaire. Tout. Et je souris. Souvent.

Le nombre d’experts qui se targuent de tout connaître de ce dossier ne cesse de m’étonner.

Tout comme de ceux qui déclarent ne rien en savoir.

Pour ma part, je réserve mes mots aux deux instances saisies de ce dossier: un ancien juge fédéral et la Délégation des Commissions de gestion. Mon rôle importe peu. Il est, à ce stade, infinitésimal.

La seule question qui m’importe est celle de la ligne rouge.

Celle qui, si elle a été franchie, devra inexorablement conduire à des actes forts. Nonobstant toutes les tentatives actuelles de minimiser les conséquences de ce qu’il faut bien appeler le CryptoGate tant en termes de neutralité que de démocratie.

Quelle est-elle? Celle des enfers. Du schéol.

La destruction du «General Belgrano»

Concrètement, cela signifie que si quiconque a été torturé, emprisonné, assassiné en raison de la découverte du subterfuge, il faudra alors avoir le courage de sanctionner, de manière inclémente, tous ceux qui ont concouru ou su ce qu’il advenait. Et n’ont rien fait.

La démocratie helvétique se targue d’être la plus vieille démocratie du monde. Cela ne restera que des mots si elle est incapable de vouer aux gémonies ceux qui en ont fait l’obéissant valet d’un service de renseignement étranger.

La ligne rouge a-t-elle été franchie?

Vous en saurez beaucoup plus dans un prochain article.

  • Article de Sébastien Fanti paru dans la rubrique «Futurisk» de l’Antipresse n° 221 du 23/02/2020.