
La guerre: d’abord, on espère gagner; ensuite, on s’attend à ce que l’ennemi perde; puis on est satisfait que l’ennemi aussi souffre; à la fin, on est surpris que tout le monde ait perdu.
— Karl Kraus, Die Fackel n° 46, 9 octobre 1917.

La guerre: d’abord, on espère gagner; ensuite, on s’attend à ce que l’ennemi perde; puis on est satisfait que l’ennemi aussi souffre; à la fin, on est surpris que tout le monde ait perdu.
— Karl Kraus, Die Fackel n° 46, 9 octobre 1917.
Les événements nous dépassent, nous affolent, nous écrasent. Il devient vital de faire un pas de côté. C’est plus aisé à dire qu’à faire. Et c’est alors que nous nous souvenons que nous avons des alliés invisibles.
«Si l’Amérique lâche Israël, Dieu anéantira l’Amérique». La phrase n’est pas tirée d’un sermon apocalyptique. Elle a été prononcée en août 2025 par le sénateur Lindsey Graham devant le Parti républicain de Caroline du Sud. On la trouverait extravagante si elle n’exprimait pas une conviction répandue parmi les élus américains et, surtout, parmi les électeurs qui les portent au pouvoir. Pour saisir ce qui se joue au Moyen-Orient, et qui échappe presque entièrement à l’Europe, il faut s’aventurer sur un terrain que les Européens ont déserté depuis longtemps: celui de la théologie.
Je n’avais jamais assisté à une bénédiction abbatiale. Mais je savais que les chanoines de Saint-Maurice, en de telles occasions, savaient faire revivre la tradition. J’y suis donc allé, ce 19 mars, fête de St Joseph… et je n’ai pas été déçu.
Vous élisez un gouvernement censé vous représenter. En réalité, vous ne faites que valider une mainmise d’autrui sur vous et votre destin. Et vous êtes priés non seulement de l’accepter, mais encore de le vouloir…
Pourquoi s’opposer quand tout va bien? Or les Occidentaux, depuis trois générations, ont très bien vécu. Ils ont donc désappris cette élémentaire vertu civique: savoir dire non. Avec les nuages qui s’accumulent, ils risquent bien de devoir la réapprendre. Et très vite…
Benoît Paré a travaillé pendant neuf ans pour l’OSCE, et dans la zone la plus critique du continent. Il y a été témoin d’événements qui ne laissaient pas sa conscience en paix. A son retour, il a publié un livre au titre simple et direct: *Ce que j’ai vu en Ukraine*. Ce qu’il y a vu, il a aussi été le seul, dans notre partie du monde, à l’exposer de manière précise et documentée. Depuis, il a publié la suite de son témoignage et quitté l’Europe.
Beaucoup de choses, aujourd’hui, sont à l’agonie. Mais dire qu’elles sont à l’agonie, c’est aussi dire qu’elles se survivent à elles-mêmes, alors même qu’elles pourraient être mortes.
La méthode du pouvoir américain est de plus en plus brutale et de plus en plus évidente. Elle est plus proche de la pensée de Pablo Escobar que de celle des Pères fondateurs. Cela n’exclut pas pour autant des nuances.
La presse allemande a donc reconnu que la CIA était «au courant» du projet de sabotage du gazoduc par les Ukrainiens. On se rapproche de plus en plus, mais au compte-gouttes, de ce que Seymour Hersch avait révélé voici trois ans déjà.
Alors que le monde globalisé sous domination occidentale part en morceaux, il devient urgent de comprendre comment les «autres» voient le monde et nous voient, nous, Européens, qui avions plutôt l’habitude d’étudier et de juger les autres. Soundarajan Narendran a travaillé avec beaucoup de pays et promeut une coopération des nations sur la base de la culture. Il nous a adressé en exclusivité ce «monde vu depuis l’Inde».
Nul n’est prophète en son pays! Alors que le cas Jacques Baud devient un emblème des libertés persécutées en Europe, certains milieux suisses reprochent à leur officier de renseignement de «fragiliser» la position de son gouvernement par son travail d’enquête. Qui peut encore croire, même en Suisse, que les autorités ont toujours raison? Sauf que c’est ce qu’aucun organe de presse en Suisse ne se hasardera jamais à dire – encore moins ceux défendant ce qu’ils appellent «l’ordre» et la «tradition».
Pour Eric Werner, les romans de Tolstoï sont plus que de la littérature: des compagnons de vie, des enseignements philosophiques et des percées de conscience. En particulier, son portrait d’Anna Karénine.