
La guerre: d’abord, on espère gagner; ensuite, on s’attend à ce que l’ennemi perde; puis on est satisfait que l’ennemi aussi souffre; à la fin, on est surpris que tout le monde ait perdu.
— Karl Kraus, Die Fackel n° 46, 9 octobre 1917.

La guerre: d’abord, on espère gagner; ensuite, on s’attend à ce que l’ennemi perde; puis on est satisfait que l’ennemi aussi souffre; à la fin, on est surpris que tout le monde ait perdu.
— Karl Kraus, Die Fackel n° 46, 9 octobre 1917.
Alors que le monde globalisé sous domination occidentale part en morceaux, il devient urgent de comprendre comment les «autres» voient le monde et nous voient, nous, Européens, qui avions plutôt l’habitude d’étudier et de juger les autres. Soundarajan Narendran a travaillé avec beaucoup de pays et promeut une coopération des nations sur la base de la culture. Il nous a adressé en exclusivité ce «monde vu depuis l’Inde».
Chaque puissance sur l’«échiquier» mondial a son jeu qui la décrit et la caractérise. Au-delà des clichés, il est intéressant de voir comme la philosophie de ces jeux se reflète dans le «Grand Jeu» de la géopolitique.
Nul n’est prophète en son pays! Alors que le cas Jacques Baud devient un emblème des libertés persécutées en Europe, certains milieux suisses reprochent à leur officier de renseignement de «fragiliser» la position de son gouvernement par son travail d’enquête. Qui peut encore croire, même en Suisse, que les autorités ont toujours raison? Sauf que c’est ce qu’aucun organe de presse en Suisse ne se hasardera jamais à dire – encore moins ceux défendant ce qu’ils appellent «l’ordre» et la «tradition».
La presse allemande a donc reconnu que la CIA était «au courant» du projet de sabotage du gazoduc par les Ukrainiens. On se rapproche de plus en plus, mais au compte-gouttes, de ce que Seymour Hersch avait révélé voici trois ans déjà.
Pour Eric Werner, les romans de Tolstoï sont plus que de la littérature: des compagnons de vie, des enseignements philosophiques et des percées de conscience. En particulier, son portrait d’Anna Karénine.
Il m’est arrivé de penser que nous ne désirons pas le paradis, mais le plus souvent, je me demande si, au fond de notre cœur, nous avons jamais désiré autre chose.
La récente réunion de Davos aura connu un moment fort: le discours inattendu et dans tous les sens du mot assez extraordinaire du Premier ministre canadien Mark Carney, discours auquel Slobodan Despot a consacré sa chronique de la semaine dernière, mais sur lequel il n’est pas inutile de revenir.
Et si la «descente aux enfers» n’était rien d’autre qu’une exploration lucide et honnête de ce monde si proche et que nous connaissons si mal: notre propre être intérieur?
Le plus grand joueur de tennis de l’histoire tente l’impossible en ce moment en Australie. Les mal-aimants retiennent leur souffle, eux qui ont fait longtemps du Serbe un «éternel mal-aimé». Aïe, encore un récit médiatique en train de dérailler…
Au point où nous en sommes, ne serait-il pas temps, pour nous autres Européens, de réfléchir à la manière de sortir radicalement de cette étreinte de notre «grand allié» qui risque de nous coûter la vie?
Depuis la nuit des temps, les penseurs se sont exercés à déjouer la censure. Voilà une discipline qu’il nous faut désormais réapprendre. Piero San Giorgio, dans son dernier livre, nous en donne une belle leçon.
Lorsque l’État ne respecte plus ses propres principes, qu’il vous enferme et vous dépossède au mépris de toute légalité pour des crimes que la loi ne punit même pas, que pouvez-vous faire? Peut-être davantage que vous ne croyez.