Auparavant, les gens savaient peu, mais comprenaient beaucoup, puis les gens ont commencé à en savoir plus et à comprendre moins, maintenant les gens en savent beaucoup et ne comprennent rien du tout.
— Archimandrite Jean (Krestiankine)
Auparavant, les gens savaient peu, mais comprenaient beaucoup, puis les gens ont commencé à en savoir plus et à comprendre moins, maintenant les gens en savent beaucoup et ne comprennent rien du tout.
— Archimandrite Jean (Krestiankine)
On ne peut pas aujourd’hui «penser la guerre» (Raymond Aron) sans remonter à Clausewitz. Sauf que Clausewitz est surtout aujourd’hui un point de comparaison. En deux cents ans, le phénomène guerre s’est beaucoup transformé, de même que (plus important encore) notre propre approche du phénomène.
Quel rapport y a-t-il entre un clip de la sécurité routière, l’ouvrage d’une jeune historienne sur le coût de la délinquance masculine et un documentaire sur des femmes trompées? Le lien, c’est qu’à chaque fois, les hommes doivent porter le chapeau et sont les perdants de l’histoire. Mais il n’est pas sûr que les femmes aient à y gagner beaucoup. Dernièrement, je suis allé voir L’homme aux mille visages, un documentaire de Sonia Kronlund, qui est aussi la productrice d’une émission très prisée sur France Culture: Les pieds sur terre. Le sujet du film — cinq femmes trompées, dont une qui a eu un enfant, par un homme maladivement affabulateur et manipulateur — ne m’intéressait pas outre mesure, mais je me suis laissé convaincre avec mon épouse, par un couple d’amis qui nous en avait dit grand bien, en accord avec les critiques de presse unanimes et louangeuses. Ce film, […]
L’Europe étonnée a découvert ce qui vient de se passer en Angleterre: ces émeutes anti-immigration et surtout anti-police en plusieurs grandes villes de pays, en réaction à l’assassinat de trois petites filles. Le Premier ministre est aussitôt monté au créneau pour dire que les gens qui avaient participé à ces émeutes et leurs soutiens sur Internet allaient le «regretter».
Lorsque vous vous trouvez en Suisse au creux de l’été, il vaut la peine d’assister aux festivités du 1er Août. Elles vous rappellent l’ancienneté et l’originalité de ce pays, dernière survivance des guildes de cités médiévales entourée d’États-nations modernes. Mais que reste-t-il de substance derrière ces célébrations?
Si la révolte des Européens a une voix et un visage, c’est la voix de Chay Bowes et le visage de son père. Ce récit de vie est comme un condensé du cul-de-sac tragique où les «élites» européennes ont conduit leurs peuples.
Il fut un temps où l’imagerie et l’héritage de la Révolution française étaient sérieusement mis en question. Le Pouvoir en usait donc avec des pincettes. La cérémonie que nous venons de voir nous annonce sans équivoque que ce temps est révolu. On nous ressort la guillotine. Symboliquement. Pour l’instant.
Il en va de «l’anarchie qui vient» comme du «terrorisme»: si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer. Même la placide Helvétie fait des efforts d’imagination dans ce sens.
Nous vivons dans un continuel jeu de dupes. Le pouvoir fait semblant de respecter les règles démocratiques et nous faisons semblant de le croire. Qui osera dire les choses telles qu’elles sont dans la réalité?
Qui a tué Donald Trump? Si la question avait dû se poser ainsi, nous n’aurions peut-être même plus le loisir d’y réfléchir aujourd’hui. Mais elle s’est posée autrement: qui a VOULU tuer Donald Trump? Et là, elle débouche sur un abîme de réflexions donc ces quelques lignes ne sont qu’une esquisse.
De nos jours, l’«immunité parlementaire» permet aux députés d’échapper aux conséquences de leurs actions. Dans l’Athènes antique, c’était exactement le contraire: en proposant une loi irrecevable, on mettait sa propre tête en jeu… S’étonnera-t-on si nos régimes, privés de tout contre-pouvoir, sombrent dans le chaos?
Cela me paraît de plus en plus incroyable à mesure que le temps passe, mais j’ai connu les frénétiques années 1980. On draguait au son de la New Wave, dandyesque, dansant, érotisé et so british. C’était chargé de langueurs, de sous-entendus et d’allusions artistiques, comme un bal masqué dans un palais vénitien.
Macron et Mélenchon ont beau déclarer la guerre civile à la France périphérique, ce n’est pas pour autant demain ou même après-demain que la France tout court basculera dans la guerre civile. Un autre scénario se profile plutôt.