
Auparavant, les gens savaient peu, mais comprenaient beaucoup, puis les gens ont commencé à en savoir plus et à comprendre moins, maintenant les gens en savent beaucoup et ne comprennent rien du tout.
— Archimandrite Jean (Krestiankine)

Auparavant, les gens savaient peu, mais comprenaient beaucoup, puis les gens ont commencé à en savoir plus et à comprendre moins, maintenant les gens en savent beaucoup et ne comprennent rien du tout.
— Archimandrite Jean (Krestiankine)
Avant-propos à «La voie des ancêtres et la voie des dieux» (vers 1943).
Vous élisez un gouvernement censé vous représenter. En réalité, vous ne faites que valider une mainmise d’autrui sur vous et votre destin. Et vous êtes priés non seulement de l’accepter, mais encore de le vouloir…
La décence élémentaire, ou «common decency», c’est cette formule d’Orwell qui décrit le seuil minimum de civilisation. C’est Antigone qui désobéit à Créon pour enterrer son frère, c’est la compassion, c’est l’homme ordinaire qui reconnaît à l’autre les mêmes droits qu’à soi-même. Mais où est donc passée la «common decency»? Telle fut ma réaction première, celle que j’ai eue immédiatement après avoir lu les réponses que le professeur Aleksandr Gaponenko a apportées aux questions qu’il a été possible de lui faire parvenir dans sa cellule de prison.
Pourquoi s’opposer quand tout va bien? Or les Occidentaux, depuis trois générations, ont très bien vécu. Ils ont donc désappris cette élémentaire vertu civique: savoir dire non. Avec les nuages qui s’accumulent, ils risquent bien de devoir la réapprendre. Et très vite…
Benoît Paré a travaillé pendant neuf ans pour l’OSCE, et dans la zone la plus critique du continent. Il y a été témoin d’événements qui ne laissaient pas sa conscience en paix. A son retour, il a publié un livre au titre simple et direct: *Ce que j’ai vu en Ukraine*. Ce qu’il y a vu, il a aussi été le seul, dans notre partie du monde, à l’exposer de manière précise et documentée. Depuis, il a publié la suite de son témoignage et quitté l’Europe.
Beaucoup de choses, aujourd’hui, sont à l’agonie. Mais dire qu’elles sont à l’agonie, c’est aussi dire qu’elles se survivent à elles-mêmes, alors même qu’elles pourraient être mortes.
La méthode du pouvoir américain est de plus en plus brutale et de plus en plus évidente. Elle est plus proche de la pensée de Pablo Escobar que de celle des Pères fondateurs. Cela n’exclut pas pour autant des nuances.
Alors que le monde globalisé sous domination occidentale part en morceaux, il devient urgent de comprendre comment les «autres» voient le monde et nous voient, nous, Européens, qui avions plutôt l’habitude d’étudier et de juger les autres. Soundarajan Narendran a travaillé avec beaucoup de pays et promeut une coopération des nations sur la base de la culture. Il nous a adressé en exclusivité ce «monde vu depuis l’Inde».
La presse allemande a donc reconnu que la CIA était «au courant» du projet de sabotage du gazoduc par les Ukrainiens. On se rapproche de plus en plus, mais au compte-gouttes, de ce que Seymour Hersch avait révélé voici trois ans déjà.
Nul n’est prophète en son pays! Alors que le cas Jacques Baud devient un emblème des libertés persécutées en Europe, certains milieux suisses reprochent à leur officier de renseignement de «fragiliser» la position de son gouvernement par son travail d’enquête. Qui peut encore croire, même en Suisse, que les autorités ont toujours raison? Sauf que c’est ce qu’aucun organe de presse en Suisse ne se hasardera jamais à dire – encore moins ceux défendant ce qu’ils appellent «l’ordre» et la «tradition».
Pour Eric Werner, les romans de Tolstoï sont plus que de la littérature: des compagnons de vie, des enseignements philosophiques et des percées de conscience. En particulier, son portrait d’Anna Karénine.
Il m’est arrivé de penser que nous ne désirons pas le paradis, mais le plus souvent, je me demande si, au fond de notre cœur, nous avons jamais désiré autre chose.