Pain de méninges
La parabole du roi de Maragor
Ainsi parla le Bienheureux à Narada. Le Seigneur du Jataka dit à son conseiller préféré: «Connais-tu l’œuvre du roi de Maragor? As-tu entendu son nom? Ses actes te sont-ils familiers?» Le Conseiller, regardant autour de lui, murmura: «Seigneur, ce nom maléfique est... lire plusCet insupportable et nécessaire silence
Chaque être humain porte en lui deux voix: l’une lui murmure la vérité nue, l’autre lui déforme la réalité pour la rendre supportable. Combien de fois nous sommes-nous regardés dans le miroir sans y voir autre chose que notre visage, tandis que nos âmes, tapies... lire plusL’homme rêve de devenir machine
Ce à quoi le monde moderne a appliqué toutes ses forces, même quand il a prétendu faire de la science à sa façon, ce n’est en réalité rien d’autre que le développement de l’industrie et du « machinisme » ; et, en voulant ainsi dominer la matière et... lire plusDes docteurs fiers et ignorans…
Des Docteurs fiers & ignorans sont souvent cause que les hommes ne croient rien, en voulant les assujettir à croire tous la même chose. — Jean-Pierre de Crousaz, 1663-1750, pasteur,philosophe, professeur, mathématicien (via... lire plusL’invention du mauvais goût
Je me demande en fin de compte si la vulgarité n’est pas quelque chose de très moderne, liée à l’avilissement des gens, au cours des cinquante dernières années, à des modes qui les rendent grotesques, des comportements mal élevés qui n’étaient pas de mise autrefois.... lire plusLe miracle Hamvas
En 1955, en Hongrie, il y avait une seule personne qui aurait pu non seulement bavarder, mais encore échanger des arguments avec Héraclite, Bouddha, Lao Tseu et Shakespeare, et ce dans la langue maternelle de chacun d’entre eux. Si ces quatre prophètes de l’esprit... lire plusCes choses qui arrivent comme la marée
Il est vrai qu’on a pas encore abattu toutes les croix, ni remplacé les cérémonies du culte par des spectacles antiques de prostitution. On n’a pas non plus tout à fait installé des latrines et des urinoirs publics dans les cathédrales transformées en tripots ou en salles de café-concert. Évidemment, on ne traîne pas assez de prêtres dans les ruisseaux, on ne confie pas assez de jeunes religieuses à la sollicitude maternelle de patronnes de lupanars de barrière. On ne pourrit pas assez tôt l’enfance, on n’assomme pas un assez grand nombre de pauvres, on ne se sert pas encore assez du visage paternel comme d’un crachoir ou d’un décrottoir… Sans doute. Mais toutes ces choses sont sur nous et peuvent déjà être considérées comme venues, puisqu’elles arrivent comme la marée et que rien n’est capable de les endiguer. — Léon Bloy, Le Désespéré (1887).