États-Unis
L’invention dernière (3)
Nous avons terminé le précédent épisode de cette minisérie sur une note angoissante. Avec l’IA, était-il observé, nous nous comportons comme des cochons qui invitent le boucher à leur festin. Comment pourrions-nous dès lors échapper à un avenir de charcuterie? Par exemple, en nous rappelant que rien, dans l’histoire humaine, n’est jamais joué d’avance.
L’invention dernière (2)
L’intelligence artificielle, c’est la ruée vers l’or et la guerre des trônes de ce deuxième quart du XXIe siècle. Nous en avons relaté, déjà, quelques dégâts collatéraux, mais la mort d’un lanceur d’alerte ici ou là reste pour ainsi dire du fait divers. Il est nécessaire de pousser l’examen au niveau systémique.
La chute de la maison USAID
Cela sonne comme le titre d’un célèbre film d’horreur, et ce n’est pas la seule ressemblance. Le démantèlement de la plateforme USAID est à ce jour le geste le plus inattendu et le plus téméraire entrepris par le nouveau gouvernement des États-Unis. L’effondrement des paravents dont cette forteresse de la subversion était entourée révèle un véritable univers parallèle.
L’invention dernière
Quel rapport y a-t-il entre la mort d’un jeune lanceur d’alerte indien, fin 2024, et la possible fin de l’humanité? Ce rapport, vous l’avez (presque) tous dans vos smartphones et vos ordinateurs. Il se fait familièrement appeler ChatGPT. Ou d’un autre nom, peu importe. Il ne vous veut pas forcément du bien. Ni du mal d’ailleurs. Il ne vous veut pas, tout court.
Le cerveau contre le cœur du monde
Dans l’altercation opposant Donald Trump au président colombien au sujet des migrants, tout le monde — y compris les alter-médias — a pris le parti de «l’homme fort» sans même vérifier où est le vrai problème. Si l’on y regarde de plus près — depuis la Colombie même —, les choses prennent un aspect très différent. Par-delà le mépris de la vérité, c’est une vision parfaitement inhumaine que le monde «avancé» semble promouvoir.
David Lynch et la chute de la maison Amérique
La conscience de la chute et la nécessité du redressement, c’est selon Nicolas Bonnal le trait peu visible qui relie l’art de Lynch à la vision de Trump. C’est pourquoi il importe de s’imprégner des films du premier si l’on veut comprendre l’Amérique du second.
Le pèlerin des précipices (David Lynch, 1946-2025)
Quelques jours seulement avant sa mort, j’ai lu un article au sujet d’un phénomène bizarre. Des psychiatres s’étaient aperçus que divers patients, qui ne se connaissaient évidemment pas, rencontraient un même personnage dans leurs cauchemars. Le portrait-robot qu’ils donnaient de leur visiteur dessinait un visage rond, à la fois banal et singulier, à la fois bénin et profondément inquiétant. Les hommes de science sont interloqués. J’ai pensé: voici un sujet pour David Lynch.
De l’argent public et de son utilisation
La ministre suisse de la Défense vient d’annoncer sa démission. Ce n’est un «coup de tonnerre», selon l’expression des médias du système, que si l’on considère que l’incompétence et la dilapidation de l’argent du contribuable ne sont pas des fautes professionnelles au plus haut niveau de l’exécutif.
Bons baisers du Groenland!
Que signifie, pour nous et pour le monde, la soudaine volonté d’expansion du président américain vers le Grand Nord? Et qu’avons-nous fait, nous autres Européens, pour mériter la flagellation que lui et son allié Musk nous infligent? Se pourrait-il que le Groenland devienne bientôt une destination enviable pour des Européens dépossédés de tout?