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Abdalouahad Bouchal : à quoi bon les contrôles aux aéroports?
Citoyen belge d’origine marocaine, habitant et natif de Bruxelles, notre lecteur et correspondant Abdalouahad Bouchal est un esprit éveillé à la trajectoire atypique. Suite à la disparition du vol d’Egypt Air, il nous a adressé un témoignage éclairant et direct sur les coulisses du transport aérien. Cet ancien chauffeur de poids lourd se demande pourquoi on harcèle les passagers pour un flacon d’eau minérale dans leur sac à main quand le système du fret aérien demeure ouvert à tous vents comme un moulin. Dont exemple… Les bagagistes, premiers suspects? Vous voulez rire? J’aimerais vous livrer une petite anecdote de la période où j’étais chauffeur routier en international. Je bossais à l’époque pour une firme de transport néerlandaise spécialisée dans le transport aérien. Le travail consistait à joindre tous les aéroports européens par voie terrestre avec des palettes spécialement conditionnées pour les avions cargos et les avions de ligne. Des palettes […]
Dr Frankenstein, I presume?
Lord Byron et Percy Shelley étaient deux grands poètes, et aussi des rebelles excentriques. Avec leurs épouses, les demi-sœurs Claire et Mary, ils passèrent l’été 1816 sur le lac Léman à nager, naviguer, rêver et inventer des histoires. Une grande partie de la sensibilité et de l’esthétique de notre temps est née de l’imagination fiévreuse de ces quatre allumés.
Debout les filles!
Les contes de fées ont beaucoup à nous apprendre. Le rêve et la légende habillent souvent les réalités les plus féroces de la vie et nous aident à les accepter. Leur fantaisie recouvre une école de réalisme. L’abandon de la transmission spontanée, familiale, des contes traditionnels est l’une des causes du déphasage des générations nées dans la société industrielle et de leur besoin de plier le monde à leur vue, plutôt que d’ajuster leur dioptrie à la dimension du monde.
Henri-Louis Matter, ou comment la Suisse ignore ses génies
Cette semaine, je vais vous parler de quelqu’un dont on ne parle jamais. Parce qu’en Suisse, la notoriété ne touche que les artistes communs, malléables et naturellement « presso-compatibles ». Bref, des créateurs spécialisés dans leur propre service après-vente et qui ont la particularité de prémâcher le travail des plumitifs de service.
La police mal aimée
Article de Maëlle paru dans la rubrique «Trait de Maëlle» de l’Antipresse n° 25 du 22.5.2016.
Blaise Rossellat : la prestidigitation bancaire, la main dans le sac!
Blaise Rossellat est un entrepreneur atypique. Après avoir suivi une filière technique à l’Ecole d’ingénieurs de Genève, poussé par l’esprit de découverte et l’envie de s’exprimer, il accomplit une formation de polygraphe dans une imprimerie genevoise. En 1996, à l’âge de 19 ans, il crée une société en nom collectif dans les arts graphiques, l’édition et l’informatique. En 2009, il fonde Starlac SA et se lance dans le développement durable en modélisant une approche énergétique révolutionnaire et innovante. En mars 2013, il inaugure Starlac Energy SA pour appliquer son concept zéro carbone au sein de la société civile et tenter de persuader les politiques, les propriétaires et les promoteurs immobiliers de suivre les bons choix énergétiques et financiers. Ces derniers temps, Blaise s’est illustré par son soutien à des initiatives novatrices comme celle du RBI ou Monnaie pleine — mais aussi par les questions très incongrues qu’il pose au système […]
Djoko, l’homme que les médias adorent détester
Imaginez un instant que notre *Rodgeur* Federer national soit en passe de battre un nouveau record mythique ! Que d’encre et de bons sentiments couleraient dans la presse du monde entier ! Très vite, on friserait même l’écœurement… Pourtant, des records légendaires ont été atteints cette semaine dans la discrétion la plus absolue. Il faut dire qu’on les doit à Novak Djoković, l’homme que les médias adorent détester, le plus mal aimé de tous les grands champions.
Ça dé-rappe à Verdun
Il n’y a pas de hasard, même quand on s’appelle Samuel Hazard, qu’on est maire de Verdun et qu’on a l’idée loufoque de convier un rappeur *black* pour fêter — pardon : commémorer — le centenaire de la plus funeste bataille de tous les temps.
Il n’y pas de hasard chez Hazard, mais il y a du danger (*hazard* en anglais). Un danger dont M. Hazard et ceux de sa coterie dirigeante n’avaient peut-être pas conscience et qui a abouti à l’annulation de leur *happening*.