Occident
La ligne de séparation
Si cette guerre n’était que géopolitique, l’enjeu serait encore limité. Mais elle ne l’est pas. Elle va beaucoup plus loin. C’est une bataille idéologique sur la définition de l’humain. D’où son caractère… définitif.
Occident: le sexe et rien d’autre
Peut-on mettre tout le monde dans le même panier? Mme von der Leyen représente-t-elle légitimement la volonté d’une majorité d’Européens? Certainement pas. La majorité pense-t-elle comme elle? Probablement pas. Comment se fait-il dès lors que Mme von der Leyen et la nomenklatura puissent régner sur tout notre continent sans opposition significative?
«Une force barbare et terrible»
Les mots et les images ayant disparu, rien ne vient plus faire obstacle à l’état de choses qu’ils dissimulaient, mais qu’en même temps ils contenaient. C’est le règne de la force brute alliée au mensonge sans fard.
Le lièvre à cornes sort du bois, ou l’idée russe selon Vladimir Poutine
Le 30 septembre dernier, proclamant le rattachement de quatre provinces de l’Est ukrainien à la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a prononcé le discours le plus important de sa longue carrière à la tête de l’État russe. C’est sans doute la raison pour laquelle les médias occidentaux n’en ont livré que des bribes ou des résumés tendancieux alors même que le reste du monde l’écoutait bouche bée.
De la criminalité d’État à l’État criminel
Y a-t-il une limite à l’arbitraire du pouvoir en Occident? Les lois sont ignorées, les constitutions bafouées, le droit des gens aboli. Les piliers publics de l’ordre se soumettent aux services de l’ombre. Comment qualifier cette évolution?
Le nouvel ordre (russe) du monde
Le conflit en Ukraine n’a pas commencé le 24 février dernier, date de l’intervention russe, mais il y a déjà huit ans, lors du renversement du président démocratiquement élu, Viktor Ianoukovytch, par une insurrection soutenue et portée à bout de bras par les États-Unis et leurs alliés européens. La fin du conflit se rapproche peu à peu, laissant apparaître un monde qui sera animé par la nouvelle puissance de la Russie.
L’Occident en guerre, ou la destruction par ses propres efforts
Poutine recule, Poutine cède du terrain, Poutine proclame la mobilisation! Est-ce l’annonce de l’effondrement prochain de la Russie, ou l’indice que notre manière de voir est complètement faussée? La relecture de Clausewitz nous fournit un début de réponse.
Comment «désoccuper» la Russie? (Zakhar Prilépine, suite)
La Russie est un pays occupé… par la culture étrangère! Elle sait se défendre par les armes et marquer des points dans la guerre économique. Mais elle se laisse envahir et ronger de l’intérieur par des idées et des valeurs qui pourraient valoir sa mort et sa destruction. C’est ainsi que les patriotes emmenés par l’écrivain soldat Prilépine voient la situation. Raison pour laquelle ils veulent mettre les opposants de l’intérieur au ban de la société et *désoccuper* la culture. C’est là tout le sens de l’opération GRAD évoquée dans le dernier numéro.
Zakhar Prilepine, ou la «désoccupation» de la culture russe
Romancier célèbre, vétéran de la guerre de Tchétchénie, communiste et conservateur à la fois, apôtre de la liberté mais qui sait à l’occasion mettre les doigts sur la couture, Prilepine est l’une des figures les plus colorées et les plus paradoxales de l’intelligentsia russe actuelle.