10 mai 2019 | Turbulences
Le blogueur de StalinGulag est sorti du bois. Il s’appelle Alexandre Gorbounov, comme nous l’apprend la Radio suisse romande dans « C’est arrivé loin de chez vous». Depuis 2013, ce tweeteur insolent a une audience qui est supérieure à celle du premier ministre Medvedev et dépasse le million. Peut-être grâce à son avatar un rien provocateur et à son vocabulaire émaillé d’interjections grossières comme «khouï» (inutile de traduire) ou «yob tvaiou mat’» (« nique ta mère») ? Dans les interviews qu’il a accordées à la BBC et Euronews, on ne retrouve pas la même gouaille. Un confrère sur un autre blog se demande si c’est bien la même personne qui depuis son fauteuil d’invalide monologue sur un ton modéré et qui est aussi capable de balancer un tweet du genre: «Les lundis, c’est toujours la merde. Tout comme d’ailleurs aussi les mardis. Et c’est comme ça toute la vie» (le 8 avril). Il ne […]
8 mai 2019 | Turbulences
C’est de façon fortuite que j’appris l’existence de Sergueï Polunin, danseur de ballet de son état. Une petite dépêche sur le site de RT France indiquait qu’il n’était plus le bienvenu à danser le Lac des Cygnes à l’Opéra de Paris, pour cause de propos homophobes et «grossophobes»(sic). Derechef je me renseignai sur le garçon en question. Je n’ai pas été déçue. Il a bien été «désinvité» officiellement par Aurélie Dupont, qui a fait savoir que les propos du danseur sur Twitter n’étaient pas en adéquation avec ses propres valeurs, ni celles de l’institution Opéra de Paris… Cela se passerait presque de commentaires. Je fis donc quelques recherches, et voici ce que j’appris: Sergueï Polunin est né en 1989 à Kherson en Ukraine. A 13 ans, il est admis au Royal Opéra Ballet de Londres. A 19 ans, il est Premier danseur (danseur étoile). C’est une pointure de celle de […]
4 mai 2019 | Turbulences
Lorsque le publireportage, dans «Le Temps», est «proposé» de la même manière que le rédactionnel, s’étonnera-t-on si le public finit par assimiler le rédactionnel à du publireportage?
3 mai 2019 | Turbulences
Les secteurs qui restent les plus lucratifs dans nos économies occidentales sont ceux qui sont difficiles à délocaliser. Le business et la finance yankee l’ont bien compris et nous montrent la voie. D’autant plus que le besoin est là: la population carcérale aux États-Unis ne cesse de croître en même temps que la durée des peines et atteignait fin 2016 le chiffre de 2,2 millions de détenus (fin 2011: 1,6 million). Non seulement les nouvelles prisons à construire et à exploiter sont souvent confiées au secteur privé, mais les pénitenciers en mains publiques ont de plus en plus tendance à sous-traiter leurs services: cuisine, transport de prisonniers, télécommunications (visite des détenus remplacée par la vidéo), soins médicaux et psychiatriques, transfert d’argent, acheminement de colis (voir illustration ci-dessous). Avec à la clef des commissions versées à l’administration — des «kickbacks» — sur les marchés conclus. À leur tour, les investisseurs du «private equity» […]
27 avril 2019 | Turbulences
La voiture branchée, dans ses déclinaisons allant de l’hybride à la tout-électrique (Tesla), tombait à point nommé pour soulager la conscience des «branchés». Pour se convaincre de son innocence écologique, il suffisait de ne pas regarder sous le tapis… Or, c’est ce qu’a fait le très sérieux institut allemand Ifo de Munich. L’étude intitulée «Les véhicules électriques ne sont pas une panacée au changement climatique», et signée par Christoph Buchal, Hans-Dieter Karl et Hans-Werner Sinn soulève justement ce tapis-là. Et aboutit à des conclusions dégrisantes. Si l’on tient compte des émissions de CO2 liées à la production de batteries et aux sources d’énergie combinées du marché allemand, où le charbon joue encore un rôle important, les véhicules électriques émettent de 11 à 28% de plus que le diesel. Par ailleurs, l’extraction et le traitement du lithium, du cobalt et du manganèse utilisés pour les batteries consomment énormément d’énergie. Une […]
27 avril 2019 | Turbulences
Le 23 avril 1999, à 2h06 du matin, l’OTAN bombardait délibérément les studios de la Radio-Télévision de Serbie, tuant 16 de ses employés et en blessant des dizaines d’autres. Vingt ans plus tard, les 22-23 avril 2019 l’Association des journalistes de Serbie organisait un symposium sur le thème: «Vers la fin de l’impunité des crimes contre les journalistes». Au-delà de ce vœu pieux, un constat indiscutable: en déclarant «cible militaire légitime» un média de service public, l’OTAN a franchi une ligne rouge. On commence seulement à comprendre les conséquences de cette transgression et les journalistes occidentaux qui ont applaudi, à l’époque, l’assassinat de leurs confrères devraient commencer à se poser des questions sur la survie et la viabilité de leur propre statut. La guerre contre la Serbie en 1999 fut la première guerre impliquant l’internet (encore balbutiant). Ce fut également, sur le plan médiatique, la première opération de communication entièrement […]
27 avril 2019 | Turbulences
Ou le zèle totalitaire des « experts » qui classent comme désinformation toute critique faite à l’encontre de l’Union européenne.
20 avril 2019 | Turbulences
«Ce monument de la culture française et universelle trônait depuis des siècles au cœur même du paysage culturel et émotionnel de l’humanité et incarnait emblématiquement l’identité européenne.»
20 avril 2019 | Turbulences
A qui profite le crime? L’incendie de Notre-Dame est-il un «11 septembre français»? Les éditorialistes chinois n’ont pas la politesse de leurs collègues français…