
Slobodan Despot
Fondateur / Directeur / Rédacteur
Son nom n’est pas un pseudonyme! Suisse d’origine serbo-croate, Slobodan Despot a baigné dans le livre toute sa vie. Traducteur, directeur de collections puis directeur adjoint des éditions L’Age d’Homme, il a été le cofondateur en 2006 des éditions Xenia, qu’il dirige actuellement. Il a traduit une trentaine de livres de quatre langues et collaboré à la publication de centaines d’autres.
Dans ses nombreuses vies parallèles, Slobodan Despot a été photographe, directeur de magazines, porte-parole de Franz Weber, conseiller en communication, parolier et surtout romancier (Le Miel et Le Rayon bleu, aux éditions Gallimard).
« Les peuples où les hommes pensent que la littérature n’est qu’un loisir sont des peuples perdus. La littérature est un plaisir, mais non un loisir ni une distraction. La littérature, c’est la sève même de la vie, restituée de manière infalsifiable. La littérature ment en permanence pour dire le vrai, mais un écrivain qui ment à son lecteur n’est pas un bon écrivain et ne restera pas. La sincérité totale est la première vertu d’un auteur. C’est sans doute pourquoi Victor Hugo écrivait nu. »
«Hommes sans littérature, hommes sans échine», Antipresse n° 22, 1.5.2016.
Les articles de Slobodan Despot
Le lièvre à cornes sort du bois, ou l’idée russe selon Vladimir Poutine
Le 30 septembre dernier, proclamant le rattachement de quatre provinces de l’Est ukrainien à la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a prononcé le discours le plus important de sa longue carrière à la tête de l’État russe. C’est sans doute la raison pour laquelle les médias occidentaux n’en ont livré que des bribes ou des résumés tendancieux alors même que le reste du monde l’écoutait bouche bée.
Une culture sans rapport avec la vie
Jamais, quand c’est la vie elle-même qui s’en va, on n’a autant parlé de civilisation et de culture. Et il y a un étrange parallélisme entre cet effondrement généralisé de la vie qui est à la base de la démoralisation actuelle et le souci d’une culture qui n’a jamais...
«Better Call Saul», littérature à regarder
Nous recommandons d’habitude dans cette rubrique la lecture de bons livres. Mais nous n’hésitons pas non plus à vous signaler des films ou des séries lorsqu’ils se hissent à la hauteur de la bonne littérature. Ainsi cette série américaine qui nous parle de la chute et de la rédemption.
«Mon itinéraire» de Giorgia Meloni
Nous publions généralement des recommandations littéraires dans cette rubrique, mais l’autobiographie de la figure de proue des «Frères» italiens est un texte captivant qui révèle une personnalité riche et vraie. Nous risquons d’entendre beaucoup parler de Giorgia Meloni, il est donc utile de faire sa connaissance.
La Suède a voté: instabilités en perspective
Le 11 septembre, la Suède a renouvelé son parlement (Riksdag). Une coalition de partis de droite a remporté les élections avec une courte majorité. Le nouveau gouvernement sera-t-il en mesure de mettre en place sa politique? Rien n’est moins sûr.
Le courage de nos grand-mères
Comme elles étaient illettrées mes grand-mères, hein! Et comme elles étaient donc bêtes! Oui, selon votre intelligence, mais aujourd’hui je sais qu’elles avaient une vertu après laquelle vous vous gardez bien de courir, car qu’en feriez-vous si vous la rattrapiez?...
«Arrête de raisonner: la logique, c’est raciste!»
Le mouvement woke est plus important qu’il y paraît. Il est chevillé à notre époque, mais ne saurait se réduire à un effet de mode ni de posture intellectuelle momentanée. Dans son essai, le philosophe Jean-François Braunstein livre une analyse sans concession d’un mouvement qui s’apparente à un délire intellectuel.
Alexandre Zinoviev, ou l’humanité intégrale
Zinoviev a éclairé de son projecteur littéraire, logique et sociologique l’ensemble du phénomène totalitaire, en tous les temps et sous tous les drapeaux. Mais sur le paysage mécanique des systèmes, il a toujours projeté l’ombre unique, immense et frêle de l’individu humain.
Au bal de la Régence
Les semaines se suivent et se ressemblent dans leur crapoteuse confluence vers le tragigrotesque. Comment décrire l’essence de ce tourbillon sans recourir à la littérature et au grand cinéma? Avec son film sur les fêtes de Philippe d’Orléans, le regretté Bertrand Tavernier nous a légué une clef de lecture.
Guerre dans la guerre
Que nous apprend l’Ukraine sur la guerre qui vient? Fin 2021, Bernard Wicht publiait «Vers l’autodéfense: le défi des guerres internes». Sa réflexion reste d’une brûlante actualité malgré le grand retour — apparent — des conflits «interétatiques». Nous lui avons posé quelques questions afin de mieux comprendre les nouvelles lignes de front.
Le nouvel ordre (russe) du monde
Le conflit en Ukraine n’a pas commencé le 24 février dernier, date de l’intervention russe, mais il y a déjà huit ans, lors du renversement du président démocratiquement élu, Viktor Ianoukovytch, par une insurrection soutenue et portée à bout de bras par les États-Unis et leurs alliés européens. La fin du conflit se rapproche peu à peu, laissant apparaître un monde qui sera animé par la nouvelle puissance de la Russie.
Le fascisme nouveau est arrivé
Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […]. Au lieu d’être une...