Suicide par haine interposée
Quel rapport entre la mythomanie russophobe de Kaja Kallas et le chahut monté contre Novak Djoković à Wimbledon? Aucun, je vous assure. Juste une synchronicité. Ou de vagues soupçons de contagion haineuse?
Quel rapport entre la mythomanie russophobe de Kaja Kallas et le chahut monté contre Novak Djoković à Wimbledon? Aucun, je vous assure. Juste une synchronicité. Ou de vagues soupçons de contagion haineuse?
Pendant que nous nous trouvons encore dans l’œil du cyclone, offrons-nous le luxe de survoler l’Europe de l’été 2024 dans la nacelle du Diable tirée par quatre sorcières nues sur leurs balais. Et demandons-nous ce que nous avons fait pour mériter un tel spectacle.
Parmi les clients et les «alliés» de l’Empire atlantique, combien y en a-t-il qui obéissent, mais n’en pensent pas moins? Ces moutons noirs deviennent de plus en plus visibles. Voici un moyen de les identifier.
In memoriam Milenko (Slobodan) Despot (1936–2024).
Entre la dissolution en France d’une assemblée dissolue, l’organisation en Suisse d’une conférence de paix pour prolonger la guerre et transformer magiquement les vainqueurs en vaincus, et le désaveu par les peuples d’Europe des gouvernements d’illuminés va-t’en guerre, le continent ressemble de plus en plus à une pièce de théâtre grotesque. Et si c’en était vraiment une?
Je suis né à cheval sur la faille des civilisations en Europe. Entre langues et slaves, entre Rome et Byzance, ma vie n’aura été qu’une oscillation — ou une passerelle. Une visite guidée de ces territoires complémentaires et aujourd’hui confrontés m’a paru aussi révélatrice de nos malentendus tragiques qu’un long cours de géopolitique…
Je ne sais pas dans quelle langue je rêve et mes notes de journal sont rédigées dans deux alphabets. Mais ce que je sais, c’est que ma langue-refuge, ma langue d’élection, est gravement menacée. Je le sens peut-être davantage que si j’étais né avec elle. Et je ne suis pas le seul métèque dans ce cas.
Je ne commente pas souvent les bobards et les calomnies répandus à mon sujet sur les réseaux et dans les médias. Cette fois-ci, pourtant, il m’a semblé utile de décortiquer une *fake news* caractéristique publiée sur une chaîne qui m’emploie comme chroniqueur. Elle témoigne d’un effondrement professionnel saisissant. Elle montre aussi comment la machinerie médiatique s’emploie à réduire des personnalités à des caricatures. Des «avatars» d’autant plus simplets que la personnalité est difficile à cerner.
La vie en nous est coriace, elle veut vivre à tout prix. Mais ce prix, parfois, n’est-il pas plus coûteux que la mort même? Certains ont pu entrer dans la danse avec le Diable — et en sortir sur leurs deux jambes, mais c’étaient en gros des saints. Pour les gens ordinaires comme nous, Soljénitsyne propose une hygiène plus simple.