Occident
Le scandale d’Hiroshima
La tenue récente du G7 dans la ville atomisée par les Américains en 1945, ainsi que les incriminations qui y ont été entendues, ont choqué et mis en colère bien des personnes dotées d’une conscience morale et de quelques notions d’histoire. Parmi les réactions que nous avons reçues, nous avons retenu deux textes bien argumentés, de nos contributeurs réguliers Gérard Conio et Claude Haenggli, qui justement soulignent le cynisme de cet événement en rappelant son arrière-plan historique et humain. Nous les publions ici l’une à la suite de l’autre.
Désintoxidentalisation
L’Axe du Mal a pivoté de 90 degrés, mais combien s’en sont aperçus? Combien d’événements révélateurs passent sous le tapis? En parlant avec des personnes de mon entourage, même plutôt bien renseignées, je me heurte à cette réalité qui surprend toujours: que les médias de masse ne sont pas là pour élargir notre vision du monde, mais bien au contraire pour la restreindre, exactement comme les œillères sur les chevaux de trait. Essayons d’illustrer ceci par une simple contre-narration des faits de la semaine.
Les élites occidentales contre le reste du monde
Pour qui veut bien ouvrir les yeux, la réalité est accablante: l’empire occidental est en conflit avec les neuf dixièmes de l’humanité, sans compter ses rebellions intérieures. Dans cette tribune libre, Jean-François Tacheau dresse un panorama des aveuglements et des dérives qui transforment notre société jadis «éclairée» en branche morte, sans libertés et sans avenir.
Après la Russie, ou la deuxième retraite de Crimée
Il y a cent ans, les intellectuels russes opposés au régime bolchévique étaient bannis de leur pays et embarqués de force sur le «bateau des philosophes»(1). À un siècle de distance, le thème de l’exil et de l’émigration est revenu au centre de l’actualité et fait les titres de la presse russe: à croire que l’histoire se répète.
MARQUE-PAGES • La semaine du 26 février au 5 mars 2023
Les incontournables de la semaine sélectionnés par Slobodan Despot
UKR-22, la pandémie de l’ignorance
Depuis le numéro 318 du 2 janvier 2022, et jusqu’à la présente édition, nous avons publié 99 articles au sujet de la guerre en Ukraine et plus généralement de la question russe. Cela représente une chronique des temps assez vaste et foisonnante. Car, en parlant de ces Slaves qui s’étripent, nous parlions aussi… de nous.
La Russie détache son wagon
À force de parler de bombes, de missiles et de chars Léopard, on en vient à oublier l’autre guerre qui ne se déroule pas dans les steppes d’Ukraine, mais dans la tête des Occidentaux comme dans celle des Russes. Le principal enjeu de cette guerre «soft» est ni plus ni moins le modèle d’homme — pardon, d’être humain — que la société propose à ses jeunes générations.
Un irrépressible besoin de domination
Pourquoi les élites occidentales se sont-elles mises en mode «apocalypse» depuis plus d’un demi-siècle? Cette énigme, j’ai essayé d’y apporter une réponse en déterrant des souvenirs du temps du choc pétrolier. La trajectoire hâtivement esquissée dans cet article nécessite quelques explications.
Ouvrir le feu
L’ancien préfet de police de Paris Didier Lallement a tenu récemment des propos qui retiennent l’attention. Il a ainsi dit qu’une partie de la classe moyenne était entrée «dans la violence politique et la révolte». Et encore: «Le jour où on devra ouvrir le feu, on entrera dans une autre dimension. Cela risque d’arriver un jour».