voyage
Les ciels d’avant
La littérature des lieux, dite «régionale», est une littérature édénique. Elle infuse le macrocosme dans le microcosme. Elle ramène l’univers aux dimensions d’un domaine arpentable. Elle ordonne le chaos quand la littérature des dîners en ville s’emploie à le glorifier. Elle s’appuie si fort sur la nature que nous ne pouvons la survoler en touristes. C’est une littérature de la grande santé.
Le Fort de Chillon, un parfum de Suisse héroïque
Il est des lieux qui «dégagent» un esprit. C’est un fait connu depuis la plus haute antiquité. Les hommes ont toujours été en quête d’abris pour la confidence, la méditation, l’amour ou pour tout simplement s’y sentir en sécurité. Les Latins appelaient cela *locus amœnus*: lieu amène, lieu idyllique. Mais peut-on qualifier d’idyllique un fort militaire?
Notre Weimar (1)
Weimar prépare Hitler comme la noce prépare la gueule de bois. Les années folles du Bauhaus, des utopies et des cabarets ne furent-elles qu’un moment pittoresque de l’histoire ou l’un des mouvements d’un vaste balancier qui n’a jamais cessé d’aller et venir?
TRIBUNE • Un lecteur sur sa falaise
Des lointaines Açores, un de nos abonnés nous a envoyé son histoire de vie et son témoignage.
Valais mystique ressuscité
En 2009, j’avais publié aux éditions Xenia un livre de randonnées méditatives et spirituelles dans mon canton, le Valais, que j’aime tant.
Nuits blanches (visions de Saint-Pétersbourg)
Depuis vingt-et-un ans que je retourne en Russie, je n’avais jamais visité Saint-Pétersbourg. L’occasion ne s’était pas présentée et j’avais cru pouvoir la compenser par quelques lectures. Mais je suis comme Simenon et son compère Maigret: je ne peux pas comprendre un lieu ou une situation sans l’avoir touché de mes doigts, humé, parcouru. De préférence, en y flânant sans but plutôt qu’en trottant derrière des guides.
Martin Dabilly: une année sous le signe du Covid en Chine
Notre abonné et correspondant Martin Dabilly nous a déjà raconté sa vie de paysan immigré dans le Yunnan. Nous lui avons demandé de nous livrer le récit de l’an 2020 tel qu’on l’a vécu en Chine.
La folie du monde vue de mon isba
Comme prévu, les élections américaines ont viré à l’empoignade. Mais en ce fatidique 3 novembre, j’étais surtout affairé à faire démarrer un poële russe. Voir les convulsions de l’Occident depuis une isba perdue dans le grand Nord permet de relativiser utilement les choses.
Train de nuit pour Abakan (Journal de Coronafoirus, 7)
Pour échapper au confinement mental et renouer avec le réel, l’Antipresse a momentanément délocalisé sa rédaction dans les forêts du grand Nord. En s’offrant le plus grand luxe par les temps qui courent: un grand tour en avion et en voiture-lits.