29 septembre 2019 | Turbulences
Chaque dimanche, l’Antipresse chemine à contre-courant. Sa lecture décalée fait du bien dans le maelström médiatique d’aujourd’hui trop souvent au service de la pensée unique. Le caractère, l’originalité, l’aspérité, c’est la vie, c’est le réel: toujours préférer l’irrévérence à la connivence. Le journalisme, c’est d’abord la vérité, même si elle dérange, au service de l’opinion et non des idéologies, des convictions et des écoles de pensée. Bon vent à l’Antipresse! + Arnaud Bédat est globe-trotter et reporter-enquêteur.
29 septembre 2019 | Turbulences
Aussi étrange que cela puisse paraître, la raison pour laquelle je lis l’Antipresse tient tout entière dans son titre. D’ailleurs, tel que je connais son fondateur, il a dû y songer longuement avant de le choisir… «Anti-» est un terme qui a plusieurs sens, et qui a donc le mérite de faire réfléchir le lecteur dès le premier mot. On pense bien sûr à son sens le plus évident d’opposition, de négation, de refus: l’Antipresse propose un contre-modèle, un anti-modèle de presse (ce qui en soi, avouons-le, constituerait déjà une raison suffisante!). Allons plus loin: «Anti-» est également le préfixe utilisé pour définir tout ce qui combat les maladies (antibactérien) ou plus largement tous les phénomènes pathologiques, y compris ceux de l’esprit, ce qui nous ramène à notre sujet. L’«Anti-» annihile aussi les effets d’un danger et protège contre une menace (antitoxique). En permettant de nous échapper, même temporairement, de ce […]
29 septembre 2019 | Turbulences
Chaque dimanche, tôt le matin, je reçois l’Antipresse et le lis dans son intégralité. Seul, au café. J’aime ce rituel. Pourquoi m’y suis-je attaché? Sûrement, en tout premier lieu, pour sa qualité littéraire et ensuite, aussi, pour son impertinence. Des fois, je suis d’accord avec le contenu des articles; des fois pas et c’est justement cela qui me plaît. Amoureux de la diversité de la presse depuis toujours, je retrouve dans l’Antipresse cette pluralité d’opinions qui a disparu des médias de groupes de presse. Plus le temps passe et plus je suis admiratif de la quantité et de la qualité d’un travail acharné qui aboutira certainement à devenir une œuvre en soi. Slobodan Despot est un «dinosaure» du monde de l’édition, un traducteur de talent et un des meilleurs auteurs contemporains. C’est aussi un turbulent passeur qui ose publier des écrits courageux et sublimes, de droite ou de gauche ou plutôt […]
28 septembre 2019 | Turbulences
L’Antipresse est désormais consubstantielle au dimanche matin et matérialise une forme d’idéal où se côtoient le beau, le vrai et le profond: un petit miracle!
28 septembre 2019 | Turbulences
Ce n’est pas dans une chapelle ou église que je traite mon malaise dominical mais dans la lecture de cette publication subversive et inclassable appelée l’Antipresse.
28 septembre 2019 | Turbulences
Merci à Slobodan et à toute l’équipe d’Antipresse pour leur cadeau hebdomadaire sans prix.
28 septembre 2019 | Turbulences
Il y a une réponse très courte à cette question: parce que ça m’instruit et me divertit! Pourtant elle ne correspondra pas aux attentes de M. Despot qui m’a si gentiment prié de lui faire part de mon sentiment envers ce drone qui a dû retourner à sa base pour y atterrir. Il y a presque deux ans j’avais formulé le vœu que ce pamphlet hebdomadaire soit à la hauteur, ni trop éloigné de ses sujets ni trop au ras des pâquerettes. Aussi avais-je souhaité qu’il ne s’écrase pas par manque d’attention ni qu’il se laisse dézinguer par des francs ou moins francs-tireurs. Cela s’est grosso modo réalisé. J’avais aussi souhaité que le manque de conformisme de l’Antipresse ne se transforme pas en un anticonformisme convenu, une sorte d’idiosyncrasie appartenant au petit cercle d’initiés. Là je me permettrai une petite critique, juste de quoi aiguillonner la bête. Souvent, l’Occident officiel, […]
28 septembre 2019 | Turbulences
Trouver un îlot où l’on voit la réalité autrement, c’est diablement bon. Y découvrir de surcroît des gens cultivés qui écrivent admirablement, c’est un cadeau.
28 septembre 2019 | Turbulences
Tu me demandes: Qui je suis, un vieux soldat à la demi-solde peut-être ou un chaland qui passe sans doute… Pourquoi je lis l’Antipresse? En fait, je me souviens d’un petit texte dans lequel tu décrivais ton arrivée en Suisse de ce qui était encore la Yougoslavie. Je crois d’ailleurs y avoir réagi en quelques lignes que je me dois de préciser aujourd’hui. La description de la Suisse que tu y faisais, avec tes yeux d’enfant, m’avait touchée car elle transcrivait poétiquement celle que je conserve des illuminations de ma propre enfance. Je me suis dit qu’un homme accompli qui a su conserver son esprit d’enfance pour reconnaître ce qui est aimable, avec son cœur d’enfant, devait être de ma Patrie au sens ou Ramuz nous dit que «la patrie c’est les yeux et le cœur» (dans Besoin de Grandeur). Et puis, il y a des êtres qui me sont […]