Henri Weissenbach: qui a intérêt à gazer les civils en Syrie?

Ancien libraire et éditeur, refondateur d’une des plus vieilles maisons d’édition de langue française, Henri Weissenbach est un spectateur attentif et épouvanté des dérives médiatiques contemporaines. Il nous propose cette analyse dense et rationnelle de la dernière salve d’incriminations lancée par les médias occidentaux contre le gouvernement syrien.

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Approximations de la langue journalistique

«Le maniement très approximatif des petits mots grammaticaux est un trait de langue journalistique dont on pourrait donner mille exemples. Il atteint de plus en plus fréquemment “y” et “en”. Ne sachant pas ce que sont ces termes ni à quoi ils peuvent servir, les journalistes les traitent comme des particules de renforcement, des petits mots vides de sens. Alors, s’il ne leur viendrait pas à l’idée de dire que “le député l’interroge la ministre” ou de parler du “film que la critique l’a encensé lors de sa sortie”, ils ne ressentent en revanche aucun embarras en disant qu’au Brésil, les enfants défavorisés “sont heureux d’aller à l’école où ils s’y font des amis”.» — Ingrid Riocreux, La Langue des médias, p. 117.

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Pourquoi il ne se passe rien (1/2)

Pourquoi il ne se passe rien (1/2)

Nous nous sentons dépossédés comme citoyens, trompés comme électeurs, exploités comme consommateurs, empoisonnés comme patients. Notre environnement est tissé de faux-semblants. Malgré les catastrophes qui menacent et les révélations fracassantes sur la corruption du système, rien ne change, personne ne bouge. Pourquoi? Sommes-nous tous paranos, ou notre monde se serait-il mis à marcher selon d’autres règles?

Prendre la Bastille des mots

«On dit que l’internet offre une alternative, et ce qui est merveilleux avec les esprits rebelles sur le web, c’est qu’ils font souvent le travail que les journalistes devraient faire. Ce sont des dissidents dans la tradition des trublions tels que Claud Cockburn, qui a dit : “Il ne faut croire en rien avant que ce ne soit officiellement démenti”. Mais l’internet est toujours une sorte de samizdat, un underground, et la majorité de l’humanité n’est pas connectée, tout comme la plupart ne possèdent pas de téléphone portable. Mais le droit de savoir devrait être universel. Tom Paine, autre grand trublion, a averti que si la majorité des gens se voyaient privés de vérité, il serait alors temps de prendre d’assaut ce qu’il appelait la “Bastille des mots”. Ce temps est arrivé. — John Pilger, grand reporter, avril 2006.

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C’est la société qui périt

«On veut nous faire croire que nous sommes dans un âge communautaire où l’individu doit périr pour que la société vive, et nous ne voulons pas voir que c’est la société qui périt pour que vivent les tyrans.» — Irène Némirovsky, Suite française (1940-1941)

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