9 avril 2017 | Pain de méninges
«Tout d’abord, puisque tout peuple a le droit de se pourvoir d’un roi, il peut sans injustice renverser ce roi [établi par lui], ou réduire ses pouvoirs, si celui-ci abuse en tyran de la puissance royale. On ne doit pas penser qu’un tel peuple commet une infidélité en destituant son tyran, même si jusque-là il lui est toujours resté soumis, car ce tyran a bien mérité en ne se comportant pas fidèlement dans le gouvernement du peuple, comme l’exige le devoir royal, que ses sujets ne gardent pas leurs engagements envers lui.» — S. Thomas d’Aquin, De Regno.
2 avril 2017 | Angle mort, Fernand Le Pic
Avez-vous entendu exploser le plus gros dépôt de munitions d’Europe le 23 mars prochain? Pas vraiment? On se demande ici pourquoi.
2 avril 2017 | Passager clandestin, Slobodan Despot
Voici la troisième et dernière partie des extraits du Bréviaire du Chaos d’Albert Caraco. Ce livre capital a été évoqué dans Antipresse 67 et 69. Il constitue un véritable keisaku, ce bâton d’éveil utilisé dans le zen-bouddhisme: «un instrument que le maître utilise afin de revitaliser le corps du méditant qui le demande, lui permettant de rester plein de vitalité ou de calmer son esprit». * Le Bréviaire du Chaos est la quintessence et la synthèse de sa pensée dans sa forme la plus prophétique et la plus brutale. Ce choix d’extraits touche à ses grands sujets: suicide environnemental, illusions menant à la guerre, abrutissement collectif, mensonge des religions, salut par le matriarcat. Et, par-dessus tout: nécessité de revenir à la pensée sans entraves et aux évidences premières. Slobodan Despot Slobodan Despot lit le Bréviaire du Chaos sur SoundCloud (partie 3, 16 min.) Article de **** paru dans la rubrique […]
2 avril 2017 | Pain de méninges
De toutes les tyrannies, la tyrannie exercée pour le bien de ses victimes est peut-être la plus oppressante. Il vaudrait mieux vivre sous des barons du crime que sous des fouineurs moraux tout-puissants. La cruauté du baron du crime peut parfois s’assoupir, sa cupidité peut à un certain moment être rassasiée; mais ceux qui nous tourmentent pour notre propre bénéfice le feront indéfiniment, car ils le font avec la bénédiction de leur conscience. — C. S. Lewis.
2 avril 2017 | Le bruit du temps, Slobodan Despot
Récit d’un voyage vers l’extrême Orient russe, avec un crochet par l’un des plus beaux musées de peinture du monde: la galerie Tretiakov.
26 mars 2017 | Le bruit du temps, Slobodan Despot
Qu’est-ce que l’irruption des pitres et des clowns dans la vie publique (et en particulier les rendez-vous électoraux) nous apprend sur nous-mêmes?
26 mars 2017 | Passager clandestin, Slobodan Despot
J’ai évoqué brièvement, dans Antipresse 67, la vie et les idées d’un des vrais auteurs maudits du XXe siècle. Voici un deuxième choix de textes tiré de son Bréviaire. Cela commence par «Nos intellectuels ne savent que jouer, et nos spirituels ne savent que mentir. Aucun ne songe à repenser le monde…» — Et cela finit par: «Nous aimons mieux l’irréparable que la survie dans un avortement recommencé.» Entre ce début et cette fin, pas une phrase qui ne heurte nos idées reçues de plein fouet! * Le Bréviaire du Chaos est la quintessence et la synthèse de sa pensée dans sa forme la plus prophétique et la plus brutale. Ce choix d’extraits touche à ses grands sujets: suicide environnemental, illusions menant à la guerre, abrutissement collectif, mensonge des religions, salut par le matriarcat. Et, par-dessus tout: nécessité de revenir à la pensée sans entraves et aux évidences premières. Slobodan […]
26 mars 2017 | Pain de méninges
Et laissez-moi encore vous dire pour la mille et unième fois ce qui est évident depuis des siècles: que le philosophe sera toujours ridicule! Et bête! Mais d’un bête! Car enfin, la bêtise n’est rien d’autre que la sœur jumelle de l’intelligence et s’épanouit en fleurissant non pas sur le terreau vierge de l’intelligence, mais bien sur la glèbe féconde arrosée de la septième sueur des penseurs et des sages… Et je souscris à la croyance commune qui voit dans les penseurs les plus profonds les fournisseurs de la plus solide des bêtises. […] Etrange ce gauchissement de toute formule sitôt qu’elle est confrontée avec la vie. Si grande soit-elle, une philosophie, plus elle est proche de la vie, plus son ridicule — par une sorte de feinte, de cabriole démoniaque — s’affirme considérable: on met alors droit dans le mille et il a nom «bêtise». C’est avec effroi qu’on […]
26 mars 2017 | Angle mort, Fernand Le Pic
Et si la rhétorique vide du golden boy Macron® était entièrement pompée dans le lexique de la pub bancaire?