«La lie de la terre» d’Arthur Koestler
«Il faudra qu’un nouveau mouvement crée un nouveau climat moral où les moyens justifient la fin et non le contraire. Créer ce climat moral: je crois que c’est pour cela que je me bats.»
«Il faudra qu’un nouveau mouvement crée un nouveau climat moral où les moyens justifient la fin et non le contraire. Créer ce climat moral: je crois que c’est pour cela que je me bats.»
Passant hier encore pour la zone la plus chaotique et la plus corrompue de l’Europe, l’Ukraine est devenue le bastion héroïque de toutes «nos» valeurs. Mais si l’on jette un coup d’œil en coulisses, ce malheureux pays apparaît comme un pion cyniquement sacrifié sur l’échiquier géopolitique par ceux-là mêmes qui s’apitoient sur son sort. Tout est dramatisé, «storyfié», canalisé vers la plus grande tragédie possible. Etrangement, le *spin doctor* de la présidence ukrainienne l’avait lui-même annoncé avec trois ans d’avance.
L’extension de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie était une course suicide. L’iceberg était visible de très loin, pourtant l’Occident n’a pas modifié son cap d’un millimètre. Les mises en garde, pourtant, n’ont pas manqué.
En Suisse comme ailleurs, le cœur des médias bat au rythme d’une propagande d’une particulière intensité. On se demande parfois si le cœur va tenir.
En rééditant «Le syndrome Tolstoïevsky» dans le premier Antipresse de l’année 2022, j’étais poussé par un pressentiment et une conviction. Le pressentiment que le rapport de l’Occident avec la Russie serait le grand enjeu de cette année et la conviction que le réveil de l’Europe passait par un retour à la raison dans ses relations avec ce pays.
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