Aux racines de la corruption
Lorsqu’une affaire de corruption éclate au grand jour, les commentaires partent un peu dans tous les sens. Ce qui est normal, puisqu’il y a plusieurs manières d’aborder le problème.
Lorsqu’une affaire de corruption éclate au grand jour, les commentaires partent un peu dans tous les sens. Ce qui est normal, puisqu’il y a plusieurs manières d’aborder le problème.
L’objectif du Sénat français est parfaitement assumé. Il s’agit pour lui de démontrer le risque institutionnel créé par le floutage des barrières entre chose publique et privée dans la gestion de la sécurité élyséenne. Dans cette perspective, on pourrait suggérer quelques questions utiles à poser au garde du corps présidentiel lors de l’audition à laquelle il sera bien forcé de se rendre le 19 septembre prochain.
L’être humain authentique, c’est celui qui sait instinctivement ce qu’il ne doit pas faire et qui, de plus, y rechignera. Il mettra les pieds au mur, même si cela doit avoir des conséquences terribles pour lui et ceux qu’il aime. Cela, à mes yeux, constitue le trait héroïque ultime des gens ordinaires: ils disent non aux tyrans et assument sereinement les conséquences de leur refus. Leurs actes peuvent être modestes et passent pratiquement toujours inaperçus aux yeux de l’histoire. Leurs noms ne sont pas retenus, et du reste ces humains authentiques ne demandent pas à ce qu’ils le soient. Leur authenticité, je la vois dans un paradoxe: non dans leur résolution à accomplir de grands gestes, mais dans leurs refus silencieux. Dans leur essence, on ne peut pas les contraindre à être ce qu’ils ne sont pas. — Philip K. Dick, The Shifting Realities of Philip K. Dick: Selected Literary […]
La Suisse, pays de la démocratie directe, de la neutralité et des bons offices, ne connaît pas la corruption. Du moins… elle ignore le terme, sinon pour désigner ce qui se passe ailleurs. Mais si l’*ailleurs* s’invitait *par ici*?
Bref manifeste d’une chronique des temps à venir, des délices et des pièges qu’ils nous préparent.
Les proportions agaçantes que prend aujourd’hui, pour quelqu’un qui a manqué le coche, la pédérastie, s’expliquent par cet écrabouillement des sensibilités et le caractère femelle que l’on attribue aux «belles âmes»: si la sensibilité se porte de plus en plus au cul, c’est que tout l’y chasse et que c’est bien le dernier sanctuaire que la Puissance laisse encore à la fragilité. En littérature, l’offensive contre les «belles âmes» et le «sentimentalisme» est partie des Etats-Unis, d’abord, pour rompre avec l’équivalent américain de la bourgeoisie et remplacer un contenu socialiste «tabou» par une mimique «prolétarienne» virile, qui oppose aux bourgeois bien mis le débraillé, la poitrine velue et le muscle, une assez pathétique façon de «faire peuple» à peu près chez tous les romanciers là-bas depuis Hemingway, et ensuite, sous l’effet d’une dévirilisation authentique et d’une féminisation intérieure que l’on essaye de cacher dans l’alcoolisme, les coups de poing et […]
L’*Eloge de la Folie* d’Erasme est l’un des textes phares de la Renaissance. Il annonce aussi la lassitude des institutions et le besoin d’un retour au texte brut des évangiles, trahi par les pouvoirs spirituels et temporels.