Soumission à la genevoise
La Rome du protestantisme est-elle en passe d’illustrer la prophétie de Michel Houellebecq sur la sujétion des milieux académiques à l’islam?
La Rome du protestantisme est-elle en passe d’illustrer la prophétie de Michel Houellebecq sur la sujétion des milieux académiques à l’islam?
Les progrès de la censure et de l’autocensure en Europe sont stupéfiants. Chaque semaine nous apporte son lot d’étoupes, de bâillons et de sparadraps. Si le mouvement poursuit sur sa propre logique, nous serons bientôt tous muets.
«Vous avez cette éternelle sornette que si l’anarchie devait survenir, elle viendrait des pauvres. Pourquoi le devrait-elle? Les pauvres ont été rebelles, mais jamais anarchistes; ils ont davantage d’intérêts que quiconque à l’existence d’un gouvernement décent. Le pauvre homme est réellement chevillé au pays. Le riche, non; il peut toujours aller en Nouvelle-Guinée avec son yacht. Les pauvres se sont parfois soulevés contre un mauvais gouvernement; les riches se sont toujours soulevés contre l’idée même d’être gouvernés.» — G. K. Chesterton, L’homme qui était Jeudi, 1908.
Attentats! Émotion! Confusion! Padamalgam! Pas-en-notre-nom! Etc. — Mais si l’on reprenait les choses à la base, en restaurant la logique des actes et la chronologie des faits? Curieusement, nos médias de grand chemin n’y ont pas pensé. Fernand Le Pic s’est chargé de cette tâche minutieuse et ingrate.
Elle a connu la gloire mondiale à vingt ans avec des titres dont tout le monde se souvient, comme «Si j’étais un homme». Elle a joué de malchance en voyant son grand opéra rock La légende de Jimmy, réalisé par Jérôme Savary en collaboration avec Luc Plamondon et Michel Berger, se faire éclipser en 1991 par le lancement d’un spectacle beaucoup plus grand encore: la Guerre du Golfe. Elle a pourtant poursuivi sa route, avec intelligence et sagesse, avec des chansons de qualité qu’elle écrit, compose, produit, met en images, promeut… le plus souvent elle-même. Car elle n’est pas seulement auteur-compositeur-interprète. Elle est aussi sa propre maison de disques, ayant racheté ses droits aux «majors» du disque! Et son modèle commence à fasciner à l’ère aventureuse du streaming et de l’effondrement des anciens modèles commerciaux. Depuis quelques mois, la légendaire Québecoise s’est installée à demeure dans les Alpes valaisannes. Elle […]
La mutation des Européens en autruches sans yeux ni tête fait encore un grand bond en avant. Cette fois-ci, l’avancée part de Grande-Bretagne.
#### Résumé des épisodes précédents
*Yves-Marie s’est installé pour une semaine dans l’hôtel Métral, fondé par son arrière-grand-oncle, pour se confronter au mystère des «marcheurs», ces bruits de pas que l’on croit y entendre depuis sa construction même. Son amie Caroline lui a tenu compagnie pendant les deux premiers jours, puis il s’est retrouvé seul à épier les manifestations du surnaturel… à moins que ce soient ses propres hallucinations? Pour faire la part du réel et du fantasme, il décide d’enregistrer sur son téléphone ses observations ainsi que tous les bruits suspects.*
«Quelle malédiction a frappé l’Occident pour qu’au terme de son essor il ne produise que ces hommes d’affaires, ces épiciers, ces combinards aux regards nuls et aux sourires atrophiés, que l’on rencontre partout, en Italie comme en France, en Angleterre de même qu’en Allemagne ? Est-ce à ces dégénérés que devait aboutir une civilisation aussi délicate, aussi complexe ? Peut-être fallait-il en passer par là, par l’abjection, pour pouvoir imaginer un autre genre d’hommes.» — Emil Cioran.
#### Résumé des épisodes précédents
*Intrigué par la légende des «marcheurs» qu’on entend depuis toujours dans les couloirs de l’hôtel Métral, un descendant du fondateur décide d’en avoir le cœur net. Yves-Marie ne croit pas aux revenants, mais il se souvient aussi qu’il a distinctement entendu ces bruits. Il s’y installe pour une petite semaine durant la fermeture annuelle, quand tout est tranquille. Son amie Caroline l’y accompagne les deux premiers jours. Lorsqu’elle redescend dans la vallée, il regrette amèrement de l’avoir laissée partir. Le voici seul avec les «marcheurs»… ou avec les spectres de son imagination.*