Les sanctions européennes, ou la passion de l’automutilation
Lorsque l’Allemagne et les autres pays de l’UE adoptent des sanctions contre la Russie, qui est réellement puni, et au profit de qui?
Lorsque l’Allemagne et les autres pays de l’UE adoptent des sanctions contre la Russie, qui est réellement puni, et au profit de qui?
Dans l’antichambre de la Maison Blanche et jusque sur le parvis du Capitole, le chant des colombes a toujours eu de la peine à se faire entendre face à la clameur des va-t-en-guerre. Pourtant, la voix de la raison n’est pas éteinte. Elle avance même quelques idées…
La lutte contre le terrorisme ne serait-elle que la feuille de vigne de la politique extérieure des USA? Voilà une question bien naïve, car ce n’est un secret pour personne: derrière les guerres d’Afghanistan, d’Irak, de Libye et de Syrie se profilent d’énormes intérêts économiques liés aux ressources en pétrole, en gaz ou en richesses minières.
Le droit international est mort, lui a succédé la loi de la jungle. Sommes-nous vraiment au seuil d’un embrasement militaire entre l’OTAN et la Russie? Ou ne s’agit-il, du côté américain, que d’un «spectacle» relevant de la politique intérieure? Et quelle différence cela fera-t-il en cas de «bavure» ou de dérapage?
L’Afghanistan, ce récif montagneux où les empires s’échouent… Au travers d’un utile rappel historique, Jean-Marc Bovy esquisse le rôle de cette zone-pivot dans les stratégies séculaires du Grand Jeu. Mais aussi dans l’effondrement en temps réel de la puissance US que nous observons aujourd’hui.
Pour Emmanuel Todd, la russophobie se passe dans la tête des Occidentaux et n’a donc pas grand chose à voir avec la réalité des faits en Russie.
Les USA détiennent trois fois plus de bases militaires que tous les autres pays du monde réunis. Cela les rend-il plus redoutables pour autant? On commence à se le demander.
«Quelles voies pour une nouvelle alliance franco-russe?» La question peut paraître académique, voire exotique, aux yeux du grand public, mais pas aux passionnés de la Russie. C’était récemment l’objet d’un débat-conférence organisé sur le territoire de l’emblématique cathédrale orthodoxe russe de Paris.