Les «Deux Minutes de la Haine»
Ou comment la chasse au bouc émissaire apaise et unifie les communautés… dans le mensonge.
Le «temple bionumérique» d’Andreï Foursov (2)
Nous sommes donc entrés dans l’ère du «capitalisme de surveillance» et de l’idéologie néolibérale — mais s’agit-il encore de capitalisme, et même d’idées? Nous ne sommes plus les clients, mais les objets d’un marché inédit où la personne humaine dans son intégrité est devenue la marchandise. La «deuxième modernité» ainsi mise en place n’a plus besoin de populations instruites ni de classes moyennes. Elle s’en débarrasse par un lavage de cerveaux intense et la mise en avant d’une lie sociale que toutes les époques précédentes avaient réprimée…
La paille, la poutre et autres formes de déni
Nous vivons une époque de dérives, certaines graves et irréversibles. Mais les détenteurs de la parole publique trouvent mille manières de ne pas en parler — voire, au pire, de les justifier. Ils feraient bien, peut-être, de relire l’Évangile…
La Suisse ou le pivot du monde (2)
La Suisse est située au cœur du Saint-Empire romain-germanique, qui est le cœur de l’Occident, qui a lui-même jusqu’ici été le cœur de la civilisation moderne où nous vivons. La Suisse l’ignore le plus souvent, mais elle est bien le cœur du monde. Honneur redoutable bordé de précipices et de tentations…
Antipresse 510 | 7.9.2025
Les versions web, PDF, ePub, audio
Antipresse 510 | 7.9.2025 (D)
La version texte
MARQUE-PAGES • La semaine du 31 août au 6 septembre 2025
Les incontournables de la semaine sélectionnés par Slobodan Despot
Le canon, ou la fin de la noble guerre
Le canon est une invention de la mécanique. Il est laid et bête autant que redoutable. Tuant les hommes à distance, il met à néant les plus nobles emportements du courage humain. Des soldats au cœur sublime sont frappés à mort avant d’avoir aperçu l’ennemi. Tout ce qu’il pouvait y avoir de beauté dans les guerres antérieures a disparu. L’héroïsme désormais consiste à endurer avec patience le froid, la faim, la pluie, la boue, l’ordure, l’atroce ennui et une mort sans gloire ni consolation. — Léon Bloy, Dans les ténèbres (1918)