Philosophie
LISEZ-MOI ÇA! • «Le règne de la quantité et les signes des temps» de René Guénon
Ce livre permet de comprendre, parfois des décennies à l’avance, nombre de processus «dégénératifs» et déshumanisants de la société industrielle.
Le grand défi du Coronavirus
On nous explique, on nous protège, on nous effraie, on nous conditionne… mais personne ne nous dira où se trouve la véritable clef de notre survie.
Rousseau, compagnon d’une vie (intermède)
J’ai comme tout le monde mes livres préférés, et à intervalles plus ou moins réguliers, il m’arrive de les relire, relectures qui sont toujours pour moi nourrissantes. Ce sont en fait des redécouvertes.
Marcher pour soi, marcher vers soi
L’humain industrialisé serait-il devenu plus bête parce qu’il ne marche plus? Nous n’en savons rien — sinon une chose: que la marche nous rend meilleurs, quoi qu’il arrive.
Raymond Aron, interprète de Clausewitz
Qu’est-ce que la guerre? À la suite de Clausewitz, Raymond Aron s’est efforcé de «penser la guerre» dans un livre qui a marqué son temps. En quoi ce livre éclaire-t-il également le nôtre?
Raisons de vivre, raisons d’écrire
Quel sens, pour moi, cela a-t-il d’écrire dans l’Antipresse? Il m’est souvent arrivé dans la vie de me dire: mais qu’est-ce que tu fais là? C’est une petite voix intérieure qui me le disait. Là, en revanche, pas de petite voix. Je me sens à la bonne place, au bon endroit.
lire plusSaint-Maurice, à l’école des enfants terribles (Aveux publics, 6)
L’individu commence à exister au moment où il dit «non». Un bon système d’éducation est celui qui lui donne la liberté *et les moyens* de dire non, y compris aux idées et aux principes qui l’encadrent. Les cinq années que j’ai passées à Saint-Maurice ont été la période de formation la plus intense de ma vie.
lire plusLa littérature comme guide et comme philosophie (Aveux publics, 5)
J’aurais aimé avoir une éducation littéraire suivie et encadrée. En réalité, elle fut chaotique et arbitraire: je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Mais comme aurait dit Victor Hugo: prenez n’importe quel livre, c’est déjà mieux que presque tout le reste.
De la haine
On le sait, il ne se passe pas de jour sans que les dirigeants et les médias officiels n’en viennent à fustiger ce qu’ils appellent les «discours de haine», en particulier sur Internet. Eux-mêmes, faut-il le préciser, ne sont que douceur, amour du prochain, tolérance, etc. Ce n’est jamais moi qui suis haineux, c’est toujours l’autre, celui, comme par hasard, qui ne pense pas comme moi: moi, il est vrai, qui ai toujours raison. J’ai toujours raison, donc l’autre qui ne pense pas comme moi n’a pas raison mais tort. Mais la «haine» l’aveugle. Etc. Toutes sortes de lois, on le sait, existent déjà dans ce domaine. Elles se sont accumulées au fil du temps, au point, à elles toutes, de constituer aujourd’hui un dispositif impressionnant, dispositif n’ayant rien à envier à celui d’un authentique État totalitaire. Mais les dirigeants les jugent encore insuffisantes. Ils en appellent donc en permanence […]