Suisse: le service public est sauvé…
…Mais est-il plébiscité pour autant?
…Mais est-il plébiscité pour autant?
Après Alep, la tragédie de la Ghouta déclenche une avalanche de commentaires accablant les autorités syriennes. En réaction, trois personnalités qualifiées ont jugé bon de faire entendre, dans les colonnes du *Temps*, une voix différente. Mal leur en a pris : *Le Temps* refuse de publier leur point de vue argumenté, référencé. Au nom de la liberté d’expression et de l’ouverture d’esprit, nous leur offrons volontiers l’hospitalité.
La Russie a annoncé au monde qu’elle disposait d’armes qu’aucune armée du monde ne pouvait contrer. Face à cette information qui signifie un tournant géostratégique considérable, nos responsables politiques et médiatiques se taisent ou se gaussent. Est-ce bien raisonnable?
«Toutes les classes dominantes du passé ont eu au moins l’intelligence de comprendre que dans la mesure de leurs moyens, elles n’avaient pas intérêt à répandre la peste, la lèpre, la tuberculose, etc. Parce qu’elles en seraient aussi touchées. La classe dominante actuelle a répandu la non-pensée, le look spectaculaire, la connerie. Et elle est touchée elle-même d’une manière terrible: bêtise des “décideurs”.» — Guy Debord, projet de dictionnaire (non réalisé), in Lire Debord (L’Echappée, Paris, 2016, p.184-185)
Notre [désinvitée de l’Antipresse n° 105](https://soundcloud.com/despotica/nathalia-brignoli-que-reste-t-il-de-lamour-apres-lemancipation-antipresse-105) revient avec une synthèse de ces «belles idées» du temps qui nous conduisent tout droit à une société policière. Nathalia L. Brignoli est l’auteur d’une enquête remarquable sur les rapports hommes-femmes à notre époque: [*Le chaos de la séduction moderne*](http://www.editionsfavre.com/info.php?isbn=978-2-8289-1604-6) (éd. Favre).
Une promenade hivernale illustrée dans la citadelle des schismes et des hérésies.
Tout passe, tout coule, disait Héraclite. Mais il y a une exception: les mots de la langue. Très relative, il est vrai. Avec le temps, les mots eux-mêmes finissent plus ou moins par passer. Ils passent et sont alors remplacés par d’autres. Mais moins vite. Il y a plus de permanence dans les mots de la langue que dans la réalité qu’ils recouvrent.
«Il y a trois types d’explications à l’ascendant de Federer. L’un implique mystère et métaphysique et il est, je crois, le plus proche de la vérité. Les deux autres sont plus techniques et passent mieux dans le journalisme. L’explication métaphysique, c’est que Roger Federer est l’un de ces athlètes rares et surnaturels qui paraissent exemptés, du moins en partie, de certaines lois physiques… La balle qui survient reste suspendue pour lui une fraction de seconde de plus qu’elle ne devrait… En particulier dans la tenue toute blanche que Wimbledon se plaît à exiger encore, il apparaît comme ce qu’il pourrait bien (à mon avis) être vraiment: une créature dont le corps est fait à la fois de chair et, comment dire, de lumière.» — David Foster Wallace, Roger Federer en tant qu’expérience religieuse, New York Times, 20.8.2006.
L’approche des élections présidentielles en Russie (le 18 mars prochain) laisse présager d’une avalanche de jugements simplistes et unilatéraux sur le président sortant et sur la nature de son pouvoir. Un livre vient à titre préventif corriger la caricature.