Antipresse 329 | 20.3.2022 (L)
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Les incontournables de la semaine sélectionnés par Slobodan Despot
Pourquoi l’Occident, si vigilant sur les manifestations d’extrémisme à domicile, peine-t-il tant à condamner la renaissance du nazisme dans l’est de l’Europe? S’agit-il seulement de cynisme politique, ou faudra-il plonger plus profond dans l’inconscient collectif? Un passage par l’uchronie pourrait nous aider à y voir plus clair.
La nécessité de «dénazifier» l’Ukraine n’est-elle qu’un alibi à l’invasion russe ou répond-elle à une réalité du terrain? Il est difficile de comprendre cet enjeu sans se mettre à la place des Russes, de leur perception des menaces et de leur sentiment de l’histoire. J’ai donc posé la question à l’un des rares «passeurs» dont nous disposions aujourd’hui: Xavier Moreau, analyste français vivant à Moscou depuis plus de vingt ans.
Le pouvoir russe est-il «fou» ou poursuit-il des objectifs que notre vision des choses ne nous permet pas de concevoir? Et qui, au bout du compte, fera les frais de cet aveuglement?
Quel moyen avons-nous de nous rebeller contre notre propre finitude? Les illusions de la science ou les consolations de la littérature? Canetti se l’est demandé des années durant. Le résultat de ses méditations est angoissant et somptueux.
La neutralité suisse vient de vivre ses derniers moments, elle est aujourd’hui morte et enterrée. Cela s’est fait relativement vite: en quelques jours pour être précis. Ouf, ont dit les médias, bon débarras. Avant de passer à des sujets plus importants: la journée de la femme, pour varier, ou encore le changement de sexe dans les écoles.