La folie du monde vue par l’Antipresse

COVID-19 • Une papaye testée positive

8.05.2020

John Magufuli, président de la Tanzanie, a révélé lors d’une allocution les résultats de tests au Covid-19 envoyés à un laboratoire sous des identités de personnes fictives. En réalité, ces prélèvements «déguisés» avaient été faits sur chèvre, oiseau, essence, papaye…

Tout comme la chèvre, la papaye — alias «Elisabeth, femme, 26 ans», a été testé positive après avoir donné un échantillon provenant de son «intérieur», non souillé (pas la peau, beaucoup plus exposée). Les autres échantillons ont été qualifiés de «non-concluants», parfois «négatifs», comme celui de l’essence, alias «Djabil, homme, 30 ans». (Conséquence de ces petites farces, le directeur du laboratoire d’analyse national a été mis à pied.)

Après avoir relaté ces faits, le président, par ailleurs docteur en chimie, a conclu: «Maintenant, réfléchissons.»

Réfléchissons… Quel chef d’État parmi les grandes puissances s’est adressé à ses concitoyens en leur disant simplement: «réfléchissons»?

La suite du discours est un modèle de clarté, avec ce qu’il faut d’ironie, d’humour et d’autorité. Son argumentation sur l’inanité des tests au Covid fait appel à l’intelligence de ses concitoyens. Elle est simple sans être simpliste; elle stimule leurs capacités à raisonner et à élargir par eux-mêmes le champ à d’autres réflexions.Il est très fin, mais n’oublie pas son objectif de chef d’État: rassurer et diriger.Pour ceux qui ont encore un inconscient colonial ou des complexes de supériorité, cette petite démonstration de sérieux a des vertus purgatives! Pour d’autres, elle est jubilatoire.Il faut regarder et écouter.C’est presque une chronique d’Alexandre Vialatte.

Les Turbulences sont les cailloux sur le chemin qui mène à l’Antipresse, hebdomadaire unique et indépendant animé par l’intelligence naturelle.
Vous pouvez vous y abonner ici!

mattis non Donec libero. suscipit accumsan risus. ut elementum Aenean velit, et,

Ne lisez pas ce message!

Les sites internet sont compliqués, lents, pleins d’obstacles.
Les lettres sont personnelles et sûres.
Les choses essentielles ne sont pas placardées sur les murs: elles sont dites dans des lettres.
C’est pourquoi l’Antipresse est une lettre-magazine adressée à ses abonnés.
Vous vous abonnez une fois et vous n’aurez plus jamais besoin de voir cette fenêtre, ni même ce site.

Pour cela, il vous suffit de vous abonner ici (ou de vous connecter si vous êtes déjà dans le cercle).

Merci ! Un message de confirmation va vous parvenir.