L’Ogre
On m’avait que j’allais contribuer à nourrir la réflexion des extrêmes. Que je serais un faire-valoir, le plumitif dévoué garant du politiquement correct! Que je serais le vassal de l’Ogre!
On m’avait que j’allais contribuer à nourrir la réflexion des extrêmes. Que je serais un faire-valoir, le plumitif dévoué garant du politiquement correct! Que je serais le vassal de l’Ogre!
Il y a de ça 200 éditions, nous étions trois à lancer contre vents et marées l’aventure de l’Antipresse. Nous avions donc en commun à la fois une véritable passion pour l’information et un quotidien marqué du sceau indélébile de la littérature. A quoi s’ajoutait un constat unitaire: l’agonie avérée des mondes médiatiques et culturels.
Comment en sommes-nous arrivés à être ce que nous sommes aujourd’hui? Après 200 semaines sans pause, je me pose la question au travers d’une petite rétro-intro-spective.
Deux titans de la culture et du journalisme s’assemblent afin de réclamer justice pour le plus illustre lanceur d’alerte de notre temps jeté dans un véritable cachot. Ils chantent et dénoncent et… tout le monde s’en détourne. Que nous dit-elle d’essentiel, cette indifférence composée?
Personne ne sait encore très bien ce qui s’est réellement passé en Arabie Saoudite, samedi 14 septembre. Les commentateurs officiels se perdent en conjectures, tout comme les habitués du café du Commerce.
Le rallongement de l’espérance de vie est une bonne nouvelle… mais pour qui? Comment pourra-t-on assurer les retraites à des plus-que-centenaires? Et si la deuxième jeunesse nous promettait un éternel esclavage?
Alors que leur revendication originelle quant à l’extradition vers la Chine est exaucée, les manifestants de Hong Kong perdent pied tout en redoublant de violence, sans proposer aucun contenu politique concret et négociable. Quelle est la pulsion de fond qui anime ces «antifas» de l’Orient?